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L'industrie aérienne aura droit à des « prêts relais, pas à un plan de sauvetage », dit Ottawa
Ottawa va mettre en place un programme de prêts de plusieurs millions de dollars visant à fournir du financement aux grands employeurs des secteurs touchés par la pandémie de la COVID-19.
Les qualifiant de « prêts relais », et non des « renflouements », le premier ministre Justin Trudeau l'a annoncé lors de sa conférence de presse quotidienne de Rideau Cottage, ce lundi 11 mai.
Ce programme, appelé le Crédit d’urgence pour les grands employeurs, permettra aux entreprises d'accéder à des liquidités additionnelles pour poursuivre leurs opérations, garder les travailleurs à l'emploi et éviter la faillite.
L’industrie canadienne du transport aérien est un secteur qui peut avoir droit à ce programme.
En tant qu'industrie qui a « des besoins de financement plus importants », les compagnies aériennes peuvent accéder à des prêts pouvant atteindre 60 millions de dollars par entreprise et à des garanties pouvant atteindre 80 millions de dollars.
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« ... Les prêteurs du secteur privé répondent aux besoins des grandes entreprises. Mais dans une situation extraordinaire où cela ne suffit pas toujours, nous devons agir pour éviter des dommages massifs aux travailleurs et aux familles du Canada, ainsi qu'à l'économie canadienne », a déclaré Justin Trudeau aux journalistes.
L'objectif du programme est de maintenir les entreprises canadiennes en marche, a déclaré Justin Trudeau, ajoutant que l'aide financière sera accessible à tous les secteurs au Canada. (Tous à l'exception des entreprises du secteur financier et des entreprises condamnées pour fraude fiscale).
« Différents secteurs auront besoin de fonds pour différentes raisons », a déclaré le ministre des Finances, Bill Morneau, à propos du nouveau programme. « Dans le secteur du commerce de détail, le loyer représente clairement une part très importante de leurs coûts d'exploitation et nous pouvons nous attendre à ce que cela soutienne ce défi. Alors que dans le secteur du transport aérien ou de l'hôtellerie, ce pourrait être pour des coûts différents qu'ils doivent supporter pour traverser cette crise. »