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Vendredi,  16 octobre 2026   19:49
Les pilotes de Porter et de PAL se tournent vers la conciliation fédérale
[Porter]


Les pilotes de Porter Airlines et de PAL Airlines ont déposé des avis de différend et demandé l’aide du Service fédéral de médiation et de conciliation dans le cadre de leurs négociations contractuelles respectives.

Annoncées séparément par l’Air Line Pilots Association, International (ALPA), ces démarches surviennent alors que les pilotes des deux transporteurs canadiens affirment que les pourparlers avec leurs directions sont dans l’impasse, notamment en ce qui concerne les conditions de travail et la qualité de vie.


Porter : les horaires et les conditions de travail en cause

Les pilotes de Porter cherchent à conclure leur première convention collective depuis qu’ils sont représentés par l’ALPA. Un avis de négocier avait été déposé en septembre 2025.

« Après des mois à attendre des avancées significatives, il est clair que l’entreprise n’est pas prête à s’engager dans de véritables négociations », affirme le commandant Brian Smith, président du conseil exécutif principal de l’ALPA chez Porter.

Selon lui, la conciliation est devenue nécessaire afin d’obtenir une entente conforme aux normes de l’industrie, offrant aux pilotes et à leurs familles davantage de prévisibilité et de stabilité.

Selon l’ALPA, les horaires et les conditions de travail figurent parmi les principales préoccupations des pilotes, alors que Porter poursuit son expansion. Brian Smith soutient que les pilotes ont fait preuve de professionnalisme, de souplesse et de bonne volonté pour accompagner cette croissance, mais que leurs conditions de travail n’ont pas évolué au même rythme.

« Nos pilotes se retrouvent maintenant dans des conditions de travail de plus en plus imprévisibles, qui accusent un retard important par rapport aux normes de l’industrie », déclare-t-il.


PAL : l’instabilité, le manque de personnel et les horaires en cause

Les pilotes de PAL, également représentés par l’ALPA, ont entrepris la même démarche officielle alors que les négociations entourant leur deuxième convention collective ont atteint une impasse.

Les pourparlers avec la direction sont en cours depuis juillet 2025. PAL exploite notamment des vols régionaux d’apport pour Air Canada sous la marque Air Canada Express.

Le commandant Conrad Reid, président du conseil exécutif principal de l’ALPA chez PAL, reproche à la direction d’avoir fait traîner les négociations et de ne pas avoir répondu adéquatement aux préoccupations des pilotes. Il cite notamment l’instabilité, le manque de personnel et les horaires exigeants.

« Nos pilotes en ont assez d’attendre une convention qui leur assure un véritable équilibre entre le travail et la vie personnelle. La conciliation est maintenant la seule voie possible », affirme-t-il.


Un processus encadré par Ottawa

Dans les deux dossiers, le ministre fédéral dispose de 15 jours pour nommer un conciliateur. Celui-ci travaillera ensuite avec les parties pendant 60 jours afin de tenter de parvenir à une entente.

Si les négociations demeurent dans l’impasse à la fin de cette période et qu’aucune prolongation n’est convenue, une période de réflexion de 21 jours commencera avant que les parties puissent recourir à des moyens de pression.



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