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Les cies aériennes renouent avec la rentabilité: les incertitudes n’affectent pas le désir de voyager


Les cies aériennes renouent avec la rentabilité: les incertitudes n’affectent pas le désir de voyager
[Pexel / Adrian Agawin]

Selon l’IATA, quelque 4,35 milliards de personnes devraient voyager en 2023, ce qui se rapproche des 4,54 milliards de personnes qui ont pris l'avion en 2019, avant la pandémie.

« Les incertitudes économiques n'ont pas entamé le désir de voyager, même si les prix des billets ont absorbé les coûts élevés du carburant », souligne Willie Walsh, directeur général de l’Association.

LIRE PLUS – Le trafic passagers demeure fort (malgré les incertitudes économiques et géopolitiques)  


Les recettes augmentent plus rapidement que les dépenses

Le DG de l'IATA se félicite de ce que « les performances financières des compagnies aériennes surpassent les attentes ». Ainsi, les bénéfices nets de l'industrie du transport aérien devraient atteindre 9,8 G$ en 2023 – soit marge bénéficiaire nette de 1,2 %.

« Le retour à la rentabilité nette, même avec une marge bénéficiaire nette de 1,2 %, est une réussite majeure, dit-il. Tout d'abord, il a été réalisé à un moment d'incertitudes économiques significatives. Ensuite, il fait suite aux pertes les plus importantes de l'histoire de l'aviation... »

La rentabilité est renforcée par le fait que les recettes augmentent plus rapidement que les dépenses. Ainsi, l’IATA prévoit que les recettes totales devraient augmenter de 9,7 % par rapport à 2022 pour atteindre 803 G$. Ce sera d’ailleurs la première fois que les revenus de l'industrie dépasseront la barre des 800 G$ depuis 2019 (838 G$), mentionne l’IATA.

Pour ce qui est des dépenses, leur croissance devrait être contenue à une augmentation annuelle de 8,1 %. « En ce qui concerne les coûts, la situation s'est quelque peu améliorée. Les prix du kérosène, bien que toujours élevés, se sont modérés au cours du premier semestre », relève Willie Walsh.

L’IATA note aussi que les niveaux d'efficacité des compagnies aériennes sont élevés, avec un coefficient d'occupation moyen des passagers de 80,9 % prévu pour 2023. Ce chiffre est très proche de la performance record de 82,6 % enregistrée en 2019.


Perspectives optimistes

L'IATA mentionne que les données de son sondage sur les passagers de mai 2023 confirment les perspectives optimistes : 41 % des voyageurs indiquant qu'ils prévoient de voyager davantage au cours des 12 prochains mois que l'année précédente et 49 % prévoyant d'entreprendre le même niveau de voyage. En outre, 77 % des personnes interrogées ont indiqué qu'elles voyageaient déjà autant ou plus qu'avant la pandémie.


Mais les cies aériennes ne gagnent en moyenne que 2,25 $ par passager

Applaudissant le retour à la rentabilité après les lourdes pertes de COVID-19, l’IATA souligne toutefois que la marge bénéficiaire nette de 1,2 % prévue pour 2023 demeure très étroite.

« Comme les compagnies aériennes ne gagnent en moyenne que 2,25 $ par passager, la réparation des bilans endommagés et la fourniture aux investisseurs d'un rendement durable de leur capital resteront un défi pour de nombreuses compagnies aériennes », commente Willie Walsh.

Des risques pour les perspectives

Qui plus est, selon l’IATA, l'environnement économique et géopolitique présente plusieurs risques pour les perspectives. La fragile rentabilité de l'industrie pourrait être affectée (positivement ou négativement) par un certain nombre de facteurs.

Parmi ces facteurs :

  • Les mesures de lutte contre l'inflation arrivent à maturité à des rythmes différents selon les marchés. Les banques centrales sont en train de calibrer les meilleurs niveaux de taux d'intérêt pour avoir un effet de refroidissement maximal sur l'inflation tout en évitant de faire basculer les économies dans la récession. Une hausse des taux anticipée ou moins importante pourrait stimuler les marchés et améliorer les perspectives pour la fin de l'année. De même, le risque de récession demeure. Si la récession devait entraîner des pertes d'emplois, les perspectives du secteur pourraient être négatives.
  • La guerre en Ukraine n'a pas d'impact majeur sur la rentabilité de la plupart des compagnies aériennes. Une paix (actuellement imprévue) pourrait entraîner une réduction des coûts grâce à la baisse des prix du pétrole et aux gains d'efficacité résultant de la suppression ou de l'assouplissement des restrictions de l'espace aérien. En revanche, une escalade aurait probablement des conséquences négatives pour l'aviation mondiale. Des tensions géopolitiques déjà plus importantes pèsent sur le commerce international et toute escalade de ces tensions représente un risque pour les perspectives du secteur.
  • Les problèmes liés à la chaîne d'approvisionnement continuent d'avoir un impact sur le commerce mondial et les entreprises. Les compagnies aériennes ont été directement touchées par les ruptures de la chaîne d'approvisionnement en pièces d'avion que les fabricants d'avions et de moteurs n'ont pas réussi à résoudre. Cela a un impact négatif sur la livraison de nouveaux avions et sur la capacité des compagnies aériennes à entretenir et à déployer les flottes existantes.
  • Les charges réglementaires risquent de s'alourdir sous l'effet de régulateurs de plus en plus interventionnistes. En particulier, le secteur pourrait être confronté à une augmentation des coûts de mise en conformité avec des régimes de droits des passagers de plus en plus répressifs et des initiatives régionales en matière d'environnement.

 




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