Politique en matière de cookies

Afin de vous offrir une service optimal, ce site utilise des cookies.
En utilisant notre site, vous acceptez notre utilisation des cookies. En savoir plus

Jeudi,  16 juillet 2026   9:50
Le WTTC met en garde contre les retards frontaliers liés au futur système EES en Europe
[WTTC]


Le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) sonne l’alarme à propos du déploiement du futur système européen d’entrée et de sortie (EES).

Selon une nouvelle étude commandée par l’organisation, de longues files d’attente aux frontières de l’espace Schengen pourraient nuire à l’attrait de l’Europe auprès de voyageurs provenant de marchés clés, dont le Canada.

Le WTTC estime que jusqu’à 41 millions d’arrivées de visiteurs et 45,4 milliards de dollars américains en dépenses touristiques pourraient être à risque si des retards de trois à quatre heures devenaient fréquents aux postes frontaliers.


Un Canadien sur trois serait moins enclin à voyager

L’analyse repose sur un sondage mené auprès de plus de 2500 voyageurs du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Australie.

Selon les résultats, 33 % des répondants canadiens affirment qu’ils seraient beaucoup moins susceptibles de voyager dans l’espace Schengen – ou choisiraient de ne pas s’y rendre – si des attentes de trois heures ou plus devenaient courantes aux frontières.

La proportion atteint 39 % chez les voyageurs britanniques, contre 33 % chez les Américains et 27 % chez les Australiens.

Le WTTC précise toutefois que ces chiffres reposent sur un scénario hypothétique visant à mesurer l’impact potentiel de retards prolongés et récurrents.


Un système destiné à moderniser les contrôles frontaliers

L’EES doit moderniser les contrôles aux frontières extérieures de l’espace Schengen grâce à l’utilisation de données biométriques et à l’enregistrement numérique des entrées et sorties des voyageurs provenant de pays tiers, dont le Canada.

Selon le WTTC, les voyageurs reconnaissent généralement les avantages du système.

Après avoir reçu de l’information sur l’EES, 65 % des répondants affirment soutenir son déploiement. Seulement 6 % disent avoir une opinion très négative de l’utilisation de contrôles biométriques aux frontières.

Parmi les principaux avantages perçus figurent le renforcement de la sécurité frontalière (57 %), l’accélération des formalités lors de voyages futurs (52 %) et une plus grande confiance envers les contrôles frontaliers (43 %).


Un manque de sensibilisation

L’étude révèle toutefois que de nombreux voyageurs connaissent encore mal le nouveau système.

Ainsi, 55 % des répondants disent avoir peu ou pas entendu parler de l’EES, tandis que 49 % ignorent quelles démarches seront requises lors de leurs déplacements vers l’espace Schengen.

Le WTTC estime que ce manque d’information pourrait compliquer la mise en œuvre du programme.

« Les voyageurs appuient les systèmes frontaliers numériques et biométriques et comprennent les avantages qu’ils peuvent offrir à long terme », déclare Gloria Guevara, présidente et chef de la direction du WTTC.

« Le défi consiste maintenant à faire en sorte que les gouvernements, les autorités frontalières et l’industrie du voyage collaborent afin d’assurer une mise en œuvre aussi fluide que possible », ajoute-t-elle.


Trois recommandations

Pour faciliter le déploiement du système, le WTTC formule trois recommandations aux autorités européennes.

L’organisation demande d’abord aux États membres d’accélérer l’adoption d’outils de préenregistrement numérique destinés aux voyageurs.

Le WTTC recommande également la mise en place d’une campagne de communication coordonnée dans les principaux marchés émetteurs, notamment au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie.

Enfin, le WTTC estime que les États membres doivent s’assurer que les postes frontaliers disposent de l’équipement nécessaire, d’effectifs suffisants et de procédures efficaces afin de limiter les délais de traitement.

Malgré les inquiétudes soulevées par l’étude, 87 % des répondants affirment être prêts à accepter certaines perturbations temporaires si celles-ci permettent d’améliorer l’expérience de voyage à long terme.



Pour toute l’actualité du voyage : abonnez-vous à PAX.



Indicateur