Mercredi,  21 février 2024 05:43 

Le trafic passagers atteint maintenant 94% de ce qu’il était avant la pandémie


Le trafic passagers atteint maintenant 94% de ce qu’il était avant la pandémie
[IATA]

L’IATA (Association du transport aérien international) annonce que la reprise postpandémie a maintenu son élan en juin dans les marchés de passagers aériens.

Ainsi, à l’échelle mondiale, le trafic atteint maintenant 94,2 % de ce qu’il était avant la pandémie de COVID.

En juin, le trafic total a donc augmenté de 31 % par rapport à juin 2022. Pour la première moitié de 2023, le trafic total était en hausse de 47,2 % par rapport au premier semestre de 2022.


Le trafic intérieur supérieur à celui de 2019

Si on ne considère que le trafic intérieur, en juin, il a augmenté de 27,2 % par rapport au même mois de 2022 et il était supérieur de 5,1 % au trafic de juin 2019.

Pour le premier semestre de 2023, la demande intérieure était en hausse de 33,3 % (par rapport au premier semestre de 2022).


Le trafic international à 88 % de celui d’avant la COVID

Quant au trafic international, il a augmenté de 33,7 % par rapport à juin 2022, et tous les marchés ont affiché une forte croissance.

Le trafic international a ainsi atteint 88,2 % de ce qu’il était en juin 2019. Qui plus est, pour la première moitié de 2023, le trafic international était en hausse de 58,6 % par rapport au premier semestre de 2022.

En ce qui concerne plus précisément les transporteurs d’Amérique du Nord, ils ont vu leur trafic augmenter de 23,3 % en juin 2023 (par rapport à juin 2022). Leur capacité s’est accrue de 19,5 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné 2,7 points de pourcentage pour atteindre 90,2 % – le taux le plus élevé parmi toutes les régions.


Départ en force de l’été dans l’hémisphère Nord : « les avions sont remplis »

« La saison d’été dans l’hémisphère Nord a connu un départ en force en juin, avec une croissance de la demande dans les deux chiffres et des coefficients d’occupation des sièges dépassant les 84 % », se réjouit Willie Walsh, directeur général de l'IATA.

Il ajoute :

« Les avions sont remplis, ce qui est une bonne nouvelle pour les compagnies aériennes, les économies locales et les emplois liés aux voyages et au tourisme. Tous profitent de la reprise actuelle de l’industrie. »

LIRE PLUS – L’IATA critique Ottawa pour la pénurie de contrôleurs aériens et pour sa loi sur les droits des passagers


Frustrations…

Mais si la demande a été forte, « il faut admettre qu’elle aurait pu l’être davantage », nuance le DG de l’IATA. À ses yeux, l’un des obstacles est que « la demande surpasse la croissance de la capacité ».

« Des problèmes bien documentés dans la chaîne d’approvisionnement de l’aviation font en sorte que plusieurs compagnies aériennes n’ont pas pris livraison de tous les nouveaux avions plus respectueux de l’environnement auxquels elles s’attendaient, tandis que plusieurs aéronefs sont stationnés dans l’attente de pièces de rechange essentielles », explique-t-il

Il ajoute que, même lorsque à la flotte en service, certains fournisseurs de services de navigation aérienne (ANSP) n’ont pas la capacité et la résilience nécessaires pour répondre à la demande.

« Les retards et les horaires rognés sont frustrants tant pour les passagers que pour les compagnies aériennes. Les gouvernements ne peuvent continuer à ignorer la responsabilité des fournisseurs ANSP aux endroits où des régimes de droits des passagers imputent toutes les responsabilités aux compagnies aériennes », conclut Willie Walsh.





Pour toute l’actualité du voyage : abonnez-vous à PAX. Suivez-nous sur FacebookLinkedIn et Twitter.



Indicateur