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Jeudi,  16 juillet 2026   10:19
Le PDG de Scandinavian Airlines serait le principal candidat pour diriger Air Canada
Anko van der Werff. [LinkedIn]


Selon plusieurs informations rapportées par les médias, Anko van der Werff, chef de la direction de Scandinavian Airlines System (SAS), serait actuellement le favori pour devenir le prochain PDG d’Air Canada.

D’après l’agence de presse Bloomberg, qui cite des sources au fait du dossier, le dirigeant néerlandais serait en tête de liste pour succéder à Michael Rousseau. Ce dernier a annoncé en mars son intention de quitter ses fonctions plus tard cette année, à la suite d’une controverse liée à l’utilisation quasi exclusive de l’anglais dans une vidéo corporative.

Comme l’a déjà rapporté PAX, Michael Rousseau avait été vivement critiqué par le public et plusieurs élus fédéraux après la diffusion d’une vidéo à la suite d’un accident d’avion survenu à l’aéroport LaGuardia de New York, qui avait coûté la vie à deux pilotes d’Air Canada.

Le message avait été présenté presque entièrement en anglais, suscitant des réactions, particulièrement au Québec, où Air Canada est tenue par la loi d’offrir ses services dans les deux langues officielles.

Selon Investing.com, la nomination éventuelle d’Anko van der Werff permettrait à Air Canada de s’appuyer sur un spécialiste reconnu du redressement d’entreprises aériennes, à un moment où le titre boursier du transporteur se négocie à environ la moitié de sa valeur d’avant la pandémie et où ses prévisions financières demeurent suspendues.

Au cours des cinq dernières années, Anko van der Werff a dirigé SAS dans sa relance postpandémique, supervisant notamment sa sortie de la faillite et le rétablissement de ses opérations.

Avant de prendre les commandes de SAS, il a dirigé la compagnie colombienne Avianca de 2019 à 2021. Il a également occupé des postes de haute direction au sein de Grupo Aeromexico, Qatar Airways et Air France-KLM.

Bloomberg souligne toutefois que, bien qu’il parle couramment le néerlandais, l’anglais et l’espagnol, Anko van der Werff ne posséderait qu’une connaissance limitée du français. Cet élément pourrait raviver les préoccupations de certains élus québécois et groupes de défense du français, malgré son solide parcours dans l’industrie aérienne.

Air Canada n’a pas commenté ces informations.

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