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Samedi,  18 juillet 2026   8:02
La demande de transport aérien a reculé de 2,2% en mai, selon l'IATA
[Hanson Lu : Unsplash]


La demande mondiale de transport aérien de passagers a diminué de 2,2 % en mai par rapport à la même période de 2025, selon les plus récentes données publiées par l'Association du transport aérien international (IATA).

La demande totale, mesurée en kilomètres-passagers payants (RPK), a reculé de 2,2 % sur un an. Toutefois, en excluant le Moyen-Orient, la demande mondiale aurait enregistré une croissance de 0,7 %.

La capacité totale, mesurée en sièges-kilomètres offerts (ASK), a quant à elle diminué de 2,3 % par rapport à mai 2025.

Malgré cette baisse, le coefficient d'occupation a atteint 83,5 %, en hausse de 0,1 point de pourcentage, établissant ainsi un record pour un mois de mai.


Le trafic international en recul

La demande internationale a diminué de 1,6 % comparativement à mai 2025. Excluant le Moyen-Orient, elle aurait toutefois progressé de 3,1 %.

La capacité internationale a reculé de 2,4 %, tandis que le coefficient d'occupation s'est établi à 83,7 %, en hausse de 0,7 point de pourcentage sur un an.

Du côté des marchés intérieurs, la demande a fléchi de 3,1 %, alors que la capacité a diminué de 2,1 %. Le coefficient d'occupation s'est établi à 83 %, en baisse de 0,8 point de pourcentage.


L'Amérique du Nord résiste

L'IATA souligne que les transporteurs nord-américains ont enregistré une hausse de la demande de 1 % par rapport à mai 2025.

La capacité dans la région a progressé de 0,6 %, tandis que le coefficient d'occupation a atteint 84 %, soit une hausse de 0,4 point de pourcentage.


L'impact du conflit au Moyen-Orient

Selon Willie Walsh, directeur général de l'IATA, le recul observé en mai s'explique principalement par les répercussions du conflit au Moyen-Orient.

« La demande de transport aérien de passagers a diminué de 2,2 % en mai sur un an sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient. La baisse s'est concentrée chez les transporteurs de cette région, qui ont enregistré un recul de 28,4 % de leur trafic par rapport à l'an dernier », a-t-il déclaré.

Il souligne toutefois que cette situation représente une amélioration par rapport à avril, alors que la baisse atteignait 46,6 %, ce qui témoigne selon lui de la résilience du marché.

M. Walsh note également des reculs de la demande en Amérique du Nord et en Asie, principalement en raison des conditions observées sur les marchés intérieurs des États-Unis et de la Chine.


Des perspectives toujours incertaines

Malgré les défis, l'IATA estime que la demande demeure relativement solide en dépit des prix élevés du carburant et des billets d'avion.

Willie Walsh considère la récente baisse des prix du pétrole comme un signal encourageant, mais prévient que les conséquences du conflit pourraient se faire sentir pendant encore un certain temps.

« L'approvisionnement pétrolier transitant par le détroit d'Ormuz demeure incertain et il faudra probablement du temps avant que la baisse des prix du pétrole se reflète dans des prix du carburant aviation plus normalisés », a-t-il indiqué.

Selon lui, les compagnies aériennes, qui opèrent actuellement avec des marges d'environ 2 %, pourraient devoir continuer à tester la résilience de la demande en maintenant des tarifs plus élevés afin de compenser leurs coûts de carburant.

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