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Mercredi,  9 septembre 2026   3:11
L'IATA anticipe une rentabilité fragile pour l’aviation en 2025… mais une forte confiance des passagers!


Le 2 juin, l’IATA a publié une mise à jour de ses prévisions financières pour l’année 2025.

Malgré un contexte économique et géopolitique incertain, l’industrie aérienne mondiale devrait connaître une rentabilité légèrement supérieure à celle de 2024.


Bénéfices et revenus en progression

L’IATA prévoit ainsi des bénéfices nets de 36 G$US pour 2025, comparativement à 32,4 G$ en 2024. Cela correspond à une marge bénéficiaire nette de 3,7 %, en hausse par rapport aux 3,4 % de l’année précédente.

Les recettes totales devraient atteindre un niveau record de 979 G$, tandis que les dépenses s’élèveraient à 913 G$.


Vers un taux d’occupation record

Les compagnies aériennes devraient transporter près de 4,99 milliards de passagers en 2025, soit une hausse de 4 % par rapport à 2024.

Selon l’IATA, le coefficient moyen d’occupation des sièges devrait atteindre un sommet à 84 % en 2025.


Un secteur résilient, mais vulnérable

La marge bénéficiaire nette devrait passer de 3,4 % en 2024 à 3,7 % en 2025. Toutefois, cela reste bien en deçà de la rentabilité moyenne des autres secteurs industriels, souligne l’IATA.

L’Association mentionne que toute hausse de taxe, de frais aéroportuaires ou de redevances, ou encore toute nouvelle réglementation coûteuse, pourrait menacer cette fragile rentabilité…

« Des profits de 36 G$ sont considérables. Mais cela ne correspond qu’à 7,20 $ par passager par segment de vol », rappelle Willie Walsh, directeur général de l’IATA.


Les voyageurs : satisfaits et confiants

Selon un sondage mondial réalisé par l’IATA en avril 2025 auprès de 6500 voyageurs dans 14 pays, 97 % des répondants sont satisfaits de leur dernier vol, dont 58 % très satisfaits.

De plus, 89 % estiment que les voyages aériens améliorent leur vie, tandis que 81 % apprécient la diversité des options pour planifier leur voyage et 78 % jugent que l’expérience offre un bon rapport qualité-prix.

L’enquête révèle aussi une forte reconnaissance de l’importance du transport aérien dans la société :

  • 90 % des voyageurs considèrent les déplacements aériens comme une nécessité dans la vie moderne.
  • 90 % affirment que la connectivité aérienne est essentielle à l’économie.
  • 89 % estiment que les voyages aériens ont des effets positifs sur les sociétés.
  • 82 % considèrent que l’aviation contribue aux Objectifs de développement durable des Nations Unies.
  • 84 % se disent préoccupés par le succès du secteur aérien.
  • 88 % souhaitent pouvoir continuer à voyager par avion à l’avenir.

Quant aux enjeux environnementaux, 81 % des voyageurs croient que l’industrie est engagée à éliminer les émissions nettes de CO2 d’ici 2050.

Environ 70 % estiment que les dirigeants du secteur prennent au sérieux ce défi, un pourcentage supérieur à celui attribué aux gouvernements (64 %) et à l’industrie pétrolière (60 %).


Principal facteur favorable : le prix du carburant !

« L’année sera meilleure que 2024 pour les compagnies aériennes, bien que les prévisions soient légèrement inférieures aux précédentes », affirme le DG de l’IATA.

« Le plus important facteur positif réside dans le prix du carburéacteur, qui a diminué de 13 % par rapport à 2024 », précise Willie Walsh.

En effet, l’IATA prévoit que le prix moyen du carburéacteur s’établira à 86 $ US le baril en 2025, soit une baisse de 13 % par rapport à l’année précédente. Cela représente un allégement de 25 G$ pour les transporteurs.

Au passage, l’IATA note que la production de carburants d’aviation durables (SAF), bien qu’en hausse, reste très marginale et associée à des coûts élevés.


Risques potentiels

L’IATA identifie plusieurs risques pouvant compromettre ses prévisions pour 2025. L’Association note notamment que les retards de livraison d’aéronefs, la pénurie de pièces de rechange et les problèmes de moteurs continuent de ralentir le renouvellement de la flotte, avec des impacts sur l’efficience opérationnelle.

Parmi les principaux risques identifiés par l’IATA figurent :

  • les conflits armés (comme la guerre en Ukraine) et leur impact potentiel sur les corridors aériens ;
  • les tensions commerciales persistantes, incluant l’incertitude entourant les politiques économiques américaines, et leur effet sur la demande de fret et de voyages d’affaires ;
  • la fragmentation des normes mondiales, qui pourrait entraîner des coûts réglementaires supplémentaires ;
  • la volatilité du prix du pétrole, qui reste un facteur critique.
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