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Jeudi,  14 mai 2026   13:11
Air Canada supprime 6 liaisons «non rentables» en raison du coût du carburant


Air Canada a supprimé six liaisons – au Canada et entre le Canada et les États-Unis – en raison de la hausse des coûts du carburant liée au conflit au Moyen-Orient, qui rend certaines routes trop coûteuses à exploiter.

« Les prix du carburant aviation ont doublé depuis le début du conflit en Iran, ce qui affecte certaines liaisons à plus faible rentabilité, désormais non viables sur le plan économique », indique Air Canada dans une déclaration transmise à CBC News le 17 avril.

Air Canada précise que les passagers concernés seront réacheminés sur d’autres vols. Au total, ces suppressions représentent environ 1 % des sièges-kilomètres offerts annuellement.


Les changements annoncés

Les changements annoncés comprennent notamment :

  • La liaison entre Fort McMurray et Vancouver prendra fin le 28 mai.
  • Le service entre Yellowknife et Toronto cessera le 30 août.
  • Les vols entre Salt Lake City et Toronto seront suspendus à compter du 30 juin, avec un retour prévu en 2027.

Une liaison prévue entre Guadalajara (GDL) et Montréal a aussi été annulée.

Par ailleurs, comme rapporté précédemment, les vols entre Toronto et Montréal vers l’aéroport John F. Kennedy de New York (JFK)) seront suspendus temporairement à partir du 1er juin, avec une reprise prévue le 25 octobre.

Air Canada continuera toutefois d’offrir 34 vols quotidiens entre le Canada et l’aéroport LaGuardia (LGA) ainsi que l’aéroport international Newark Liberty (EWR).


LIRE PLUS – Air Canada suspend ses vols vers New York (JFK) à cause du coût du carburant



Pénurie mondiale et pressions sur le réseau

La situation s’inscrit dans un contexte plus large de pénurie mondiale de carburant aviation liée au conflit en cours, qui fait grimper les prix et pourrait entraîner d’autres réductions de vols dans l’industrie.

Plus tôt ce mois-ci, WestJet a indiqué qu’elle regrouperait certains vols sur des routes à plus faible demande, réduisant sa capacité globale de 1 % en avril et de 3 % en mai.

Par ailleurs, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a averti que l’Europe pourrait disposer d’environ six semaines de réserves de carburant aviation, soulevant la possibilité de perturbations si le conflit continue d’affecter l’approvisionnement pétrolier.

L’IATA a également mis en garde contre de possibles pénuries de carburant aviation susceptibles d’entraîner des perturbations des opérations aériennes.


LIRE PLUS – Pénuries de carburant: l’IATA évoque des annulations possibles en Europe dès mai



Hausse des tarifs et mesures gouvernementales

Dans ce contexte, plusieurs acteurs canadiens de l’industrie ont récemment signalé leur intention d’augmenter les prix des billets ou d’introduire des suppléments carburant.

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, a annoncé de son côté une suspension temporaire de la taxe d’accise fédérale sur l’essence et le diesel, éliminant une taxe de quatre cents par litre sur le carburant aviation.

Les transporteurs estiment toutefois que cette mesure ne suffira pas à éliminer les surcharges.

Selon WestJet, cet allègement fiscal représente « moins de 5 % de la hausse des coûts du carburant aviation sur les vols intérieurs depuis le début de la crise au Moyen-Orient ».

« Bien que cette mesure soit bienvenue et constitue une première étape importante, des efforts supplémentaires seront nécessaires pour offrir un soulagement plus significatif et soutenir un ajustement plus large des coûts », a indiqué la compagnie.




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