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Dimanche,  25 février 2024 03:02 

Grève à l’horizon chez Air Transat?


Grève à l’horizon chez Air Transat?
Manifestation des membres de la Division aérienne du SCFP à YUL en avril. [SCFP / Shant Manoukian]

« Grève à l’horizon chez Air Transat. » C'est le titre d’un communiqué diffusé aujourd’hui (27 novembre) par le Syndicat canadien de la fonction publique.

Le SCFP annonce en fait que ses 2100 membres agents de bord d’Air Transat se sont dotés d’un mandat de grève – un mandat approuvé à la quasi-unanimité (99,8 %) lors d’assemblées générales.

« De loin le plus haut résultat de l’histoire de la Composante Air Transat du SCFP », indique le syndicat.


LIRE PLUS – «Le travail non payé, c’est du vol»: les agents de bord canadiens choqués par le refus d’agir d’Ottawa 


Grève légalement possible à partir du 3 janvier

En vertu du Code canadien du travail, la grève pourra être exercée légalement dans ce dossier à compter du 3 janvier 2024. « En cas de grève, il faut prévoir que la totalité des vols seront annulés », affirme le SCFP.


Encore possible d'éviter le recours à la grève, mais…

Le syndicat mentionne que la convention collective de ces agents de bord basés à Montréal-Trudeau (YUL) et Toronto Pearson (YYZ) est arrivée à échéance le 31 octobre 2022. La négociation a commencé officiellement le 27 avril 2023. Jusqu’à présent, 33 séances de négociation ont été tenues.

Selon Dominic Levasseur, président de la composante Air Transat du SCFP, les prochaines semaines de négociation seront cruciales. « Il est encore possible de conclure une entente de principe sans le recours à la grève – qui n’est toutefois pas exclu », dit-il.

« La balle est dans le camp de l’employeur, qui doit prendre acte des attentes élevées et du niveau maximal de motivation de nos membres », ajoute Dominic Levasseur.

Des agents de bord extraordinairement mécontents et « gonflés à bloc »…

Selon le SCFP, alors que la situation générale de l’industrie est redevenue extrêmement positive après le creux de la pandémie, l’appui quasi unanime au mandat de grève reflète « un niveau extraordinairement élevé de mécontentement des agents de bord quant à leurs conditions de travail, en particulier les salaires et le pouvoir d’achat ».

Dominic Levasseur fait valoir qu’au fil des 15 dernières années, lors des périodes difficiles de l’entreprise, les agents de bord d’Air Transat ont dû consentir à d’importants sacrifices. Maintenant, ils sont « gonflés à bloc », dit-il, en raison de la hausse vertigineuse du coût de la vie et le contexte favorable de l’industrie.

« Il faut savoir que plus de 50 % d’entre eux sont obligés d’avoir un deuxième voire un troisième emploi pour boucler leur budget, et que leur salaire de départ est de seulement 26 577 $ par année », signale M. Levasseur.

Le SCFP ajoute que la question du travail non payé est également objet de la négociation en cours.





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