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Vendredi,  6 février 2026   16:40
Escarmouche entre Ryanair et Elon Musk autour du Wi-Fi en vol
[Ryanair]


Le président-directeur général de Ryanair, Michael O’Leary, a annoncé mardi 20 janvier une vente de sièges intitulée « Great Idiots », visant à répondre de manière ironique aux commentaires d’Elon Musk.

Cette initiative fait suite aux critiques formulées par le dirigeant de Starlink après le rejet par Ryanair d’une proposition visant à équiper ses appareils d’un service internet par satellite.

Dans une publication diffusée le même jour sur la plateforme X, la compagnie aérienne basée à Dublin a annoncé la mise en vente de 100 000 billets au prix de 16,99 €, invitant les clients à en profiter « avant que Musk n’en achète un ».


Elon Musk : Michael O’Leary est un « idiot absolu »

La tension s’est accentuée la semaine précédente, lorsque le milliardaire a qualifié Michael O’Leary « d’idiot absolu » pour avoir rejeté à la fois l’idée de Starlink et une éventuelle offre d’achat du transporteur à bas prix.

Elon Musk a également suggéré qu’il pourrait « mettre quelqu’un dont le prénom est réellement Ryan à la tête de la compagnie » et a lancé un sondage sur X, auquel environ les trois quarts des répondants ont exprimé leur appui.


Michael O’Leary : « S’il veut m’appeler un idiot... »

Michael O’Leary a minimisé ces attaques lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Dublin.

« S’il veut m’appeler un idiot, il ne serait ni le premier ni le dernier », a-t-il déclaré, selon la BBC. Il a ajouté que si ces propos contribuaient à stimuler les ventes de Ryanair, il pourrait être insulté « toute la journée, tous les jours ».

Le dirigeant a précisé que l’ajout du service Wi-Fi de Starlink à la flotte de Ryanair représenterait un coût d’environ 250 M$ par année, incluant les dépenses supplémentaires en carburant, tout en indiquant que la compagnie demeurait ouverte à un investissement.


Une prise de contrôle est impossible

« Ryanair serait ouverte à un investissement de la personne la plus riche au monde, mais une prise de contrôle est impossible en vertu des règles de l’Union européenne limitant la propriété étrangère des compagnies aériennes », a fait valoir Michael O’Leary.

Il a rappelé que Ryanair est une société cotée en Bourse et qu’Elon Musk « est libre d’acheter des actions à tout moment ».

Les règles de l’Union européenne exigent que les compagnies aériennes soient détenues majoritairement par des citoyens de l’Union européenne, de la Suisse, de la Norvège, de l’Islande ou du Liechtenstein, tel que prévu par le Parlement européen.


Un impact (positif !) sur les ventes de billets

Michael O’Leary a également indiqué que cette querelle publique, qu’il a qualifiée de « crise de colère sur Twitter » de la part d’Elon Musk, avait contribué à une hausse des ventes de billets.

« Elles sont en hausse d’environ deux à trois pour cent au cours des cinq derniers jours, ce qui, compte tenu de nos volumes, représente une augmentation très significative », a-t-il affirmé aux médias.


Les services de Starlink jugés trop coûteux

Le PDG de Ryanair a enfin précisé que la compagnie avait discuté avec Starlink pendant environ un an dans le cadre d’une évaluation du Wi-Fi à bord, mais avait finalement jugé le service trop coûteux.

Selon lui, Ryanair recherchait un fournisseur prêt à assumer les coûts d’installation, et un désaccord important subsistait quant à la demande des passagers.

« Les représentants de Starlink estiment qu’environ neuf pour cent de nos passagers seraient disposés à payer pour le Wi-Fi. De notre côté, notre expérience nous indique que la proportion de passagers prêts à payer pour ce service demeure trop faible », a-t-il déclaré, ajoutant qu’Elon Musk ne connaissait « rien » au transport aérien.


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