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Dimanche,  8 mars 2026   7:06
Entrées Schengen : aéroports et transporteurs redoutent des files de + de 4 heures cet été
[IATA]


Trois grandes associations représentant les aéroports et les compagnies aériennes demandent une révision urgente du système d’entrée/sortie Schengen (EES).

Selon l’IATA, ACI EUROPE et Airlines for Europe (A4E), ce système continue d’entraîner des retards importants pour les passagers.


Des temps d’attente pouvant déjà atteindre 2 heures

Dans une lettre adressée au commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, Magnus Brunner, les organisations signalent des temps d’attente pouvant déjà atteindre deux heures aux contrôles frontaliers dans les aéroports, conformément à l’étape actuelle du déploiement progressif de l’EES, qui prévoit l’enregistrement de 35 % des ressortissants de pays tiers entrant dans l’espace Schengen.


Jusqu’à 4 heures durant la haute saison estivale ?

Selon les signataires, si aucune action immédiate n’est prise, l’enregistrement obligatoire de tous les franchissements de frontières pendant la haute saison estivale, en particulier en juillet et en août, pourrait entraîner des temps d’attente atteignant quatre heures ou plus.

L’IATA, ACI et A4E identifient trois enjeux qui contribuent aux retards :

  • un sous-effectif chronique aux contrôles frontaliers,
  • des problèmes technologiques non résolus, notamment en matière d’automatisation des frontières,
  • une adoption très limitée de l’application de préenregistrement de Frontex par les États Schengen.


Suspendre l’EES jusqu’à la fin d’octobre ?

Les organisations demandent donc à la Commission européenne de confirmer que les États membres de l’espace Schengen conserveront la possibilité de suspendre partiellement ou totalement l’EES jusqu’à la fin d’octobre 2026.

Dans le cadre de l’approche progressive prévue par le règlement 2025/1534, les mécanismes de suspension ne seraient plus disponibles au-delà du début juillet.

Les signataires indiquent qu’il demeure incertain si une suspension pourrait encore être activée avec la flexibilité nécessaire en vertu des conditions établies par le Code frontières Schengen pour l’assouplissement des contrôles.


Un décalage entre perception et réalité

« Il existe un décalage complet entre la perception des institutions européennes, selon laquelle l’EES fonctionne bien, et la réalité, qui est que les voyageurs non européens subissent des retards massifs et des désagréments », déclarent les représentants de l’IATA, ACI et A4E.


« Cela doit cesser immédiatement »

« Cela doit cesser immédiatement. Nous devons être réalistes quant à ce qui se produira durant les mois de pointe, lorsque le trafic dans les aéroports européens double », poursuivent-ils.

« Le déploiement de l’EES doit être flexible pour s’adapter aux réalités opérationnelles. C’est une condition préalable absolue à son succès – et à la protection de la réputation de l’Union européenne comme destination efficace, accueillante et attrayante », concluent-ils.

Les signataires sont Olivier Jankovec, directeur général d’ACI EUROPE, Ourania Georgoutsakou, directrice générale d’A4E, et Thomas Reynaert, vice-président principal Affaires externes de l’IATA.



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