Politique en matière de cookies

Afin de vous offrir une service optimal, ce site utilise des cookies.
En utilisant notre site, vous acceptez notre utilisation des cookies. En savoir plus

Jeudi,  16 juillet 2026   10:03
easyJet dit oui à une offre de rachat de 10,4 G$ d'une firme américaine
La compagnie aérienne britannique à bas prix easyJet est prête à accepter une offre de rachat de Castlelake. [Unsplash/Gabor Koszegi].


easyJet est sur le point de quitter la Bourse après avoir conclu une entente de principe en vue d’accepter une offre d’acquisition de 5,5 milliards de livres sterling (environ 10,4 milliards de dollars canadiens) de la société d’investissement américaine Castlelake, rapporte Reuters.

Les deux entreprises ont annoncé cette entente préliminaire dimanche (5 juillet), précisant avoir demandé un délai supplémentaire afin de finaliser la transaction après plusieurs semaines de négociations marquées par le rejet de diverses offres.

Selon les modalités proposées, Castlelake ferait l’acquisition du transporteur aérien pour 6,90 £ (13,13 $ CA) par action.

Si l’opération est menée à terme, elle procurerait près de 800 millions de livres sterling (1,5 milliard de dollars canadiens) au fondateur d’easyJet, Stelios Haji-Ioannou, et à sa famille, qui détiennent toujours plus de 15 % de la compagnie aérienne.

Cette nouvelle offre est supérieure aux propositions précédentes de Castlelake.

Il y a à peine dix jours, easyJet avait rejeté une offre de 6,50 £ (12,37 $ CA) par action, estimant qu’elle sous-évaluait considérablement l’entreprise.

Cette éventuelle acquisition survient après une année difficile pour le transporteur britannique à bas prix. easyJet a publié deux avertissements sur ses bénéfices ce printemps, en raison de la flambée des prix du carburant et d’un ralentissement de la demande.

La compagnie a notamment attribué la faiblesse des réservations aux tensions géopolitiques, dont le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran.

Elle doit également composer avec une forte concurrence de la part d’autres transporteurs à bas prix, notamment Ryanair, Wizz Air et Jet2.

Basée à Minneapolis, Castlelake est spécialisée dans le financement aéronautique et la location d’avions, ce qui fait d’easyJet un actif stratégique pour son portefeuille.

Selon certains analystes, la firme pourrait intégrer la flotte d’easyJet à ses activités de location d’appareils et éventuellement séparer la division vacances, easyJet Holidays, en une entreprise distincte.

Castlelake a déjà investi dans le transporteur scandinave SAS dans le cadre d’une restructuration de dette et est actuellement en train de céder cette participation à Air France-KLM.

Basée à l’aéroport London Luton Airport, easyJet exploite des vols depuis 164 aéroports dans 38 pays et emploie environ 19 000 personnes.

Les analystes de JPMorgan s’interrogent toutefois sur la façon dont Castlelake et easyJet pourront respecter les règles de propriété de l’Union européenne et structurer la transaction, tout en soulignant que le rôle futur du fondateur Stelios Haji-Ioannou demeure incertain.

EasyJet a indiqué dimanche que Castlelake s’était engagée à déployer « tous les efforts raisonnables » afin d’obtenir les approbations réglementaires nécessaires.

Indicateur