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Disparition du vol MH370 de Malaysia : les enquêteurs toujours sans réponse
Un des plus grands mystères de l’histoire de l’aviation risque de le demeurer. Plus de quatre ans après la disparition du vol MH370, l’enquêteur Kok Soo Chon, qui a dirigé l’équipe de recherches, a déclaré lors d’un point de presse le 30 juillet que son équipe n’a pas été capable de déterminer la réelle raison du drame.
Il a d’entrée de jeu précisé qu’il ne s’agissait pas d’un « rapport final », mais plutôt d’un rapport se concentrant sur la sécurité.
« Nous avons établi que l’avion a changé sa trajectoire pour revenir en arrière, a-t-il indiqué. [Cette manoeuvre] n’était pas due à une anomalie du système ni au pilotage automatique. Elle a été opérée de façon manuelle. Nous ne pouvons pas expliquer avec certitude pourquoi l’avion a dévié de sa trajectoire initiale », a indiqué Kok Soo Chon.
Une série d’erreurs
Le rapport indique aussi que l’Autorité de l’aviation civile du Vietnam avait commis une erreur en omettant de notifier aux autorités chinoises que le vol MH370 n’avait pas établi de contact cinq minutes après l’avoir constaté comme l’ordonne la procédure.
Il est également ressorti du rapport que les contrôleurs aériens n’ont pas initié les différentes phases de procédures d’urgence, ce qui aurait retardé le démarrage des recherches. Des dysfonctionnements et un non-respect des procédures et des consignes qui auraient, selon le rapport, provoqué la disparition de l'appareil.
Le capitaine lavé de tout soupçon
L’équipe d’enquêteurs, qui réunissait les autorités de sept pays, s’est d’abord concentrée sur les antécédents du pilote, un homme de 53 ans marié et père de trois enfants. Selon Kok Soo Chon, Zaharie Ahmad Shah était un pilote très expérimenté, qui avait plus de 18 000 heures de vol à son actif.
Le capitaine n’avait aucun historique de maladie mentale ou de problème psychiatrique, et les extraits audio qui ont été étudiés par les enquêteurs ne laissent pas croire qu’il souffrait d’anxiété ou de stress lors du vol, a ajouté M. Soo Chon.
À ce stade-ci, l’hypothèse d’une interférence menée illégalement par une tierce partie n’est pas exclue, a-t-il ajouté.
Une énigme
La disparition du vol MH370, qui faisait la liaison entre Kuala Lumpur et Pékin le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord, est devenue l'une des plus grandes énigmes de l'histoire de l'aviation.
En mai, la Malaisie a mis fin à des recherches sous-marines, à financements privés, de l'épave de l'appareil. Les recherches, qui ont couvert 112 000 km carrés dans le sud de l'océan Indien pendant trois mois, ont pris fin le 29 mai, sans résultats probants.
Il s'agissait de la deuxième grande opération de recherches après celle menée par l'Australie, la Chine et la Malaisie, qui a porté sur une zone de 120 000 km carrés et a pris fin l'an dernier.
Source: Radio-Canada, Reuters, AFP