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Décollage gastronomique pour le vol d’Air Canada vers Lyon
«Des vols à l’année longue!» : tant Armelle Tardy-Joubert, directrice pour le Canada d’Atout France, que François Choquette, directeur ventes loisirs marchés mondiaux d’Air Canada, insistaient sur cette permanence, pendant la conférence de presse précédant le dîner gastronomique offert pour souligner le lancement de la nouvelle route Montréal/Lyon, qui sera inaugurée demain, le 16 juin.
Un dîner «tout Bocuse» préparé par la brigade des cuisines du Sofitel-Montréal, sous la supervision de Christophe Muller, chef exécutif de l’emblématique restaurant de Paul Bocuse, l’Auberge du Pont de Collonges, venu spécialement pour marquer l’occasion.
«Il y a longtemps que nous n’avions pas vu un vol programmé à l’année vers une des grandes régions françaises», se félicitait la directrice d’Atout France. «Malgré les évènements que l’on sait, la France, vue du Québec, ne va pas si mal, puisque nous n’avons jamais eu autant de vols qui partent de Montréal vers des destinations françaises».
Armelle Tardy-Joubert, directeur pour le Canada d’Atout-France
Pour sa part, François Choquette mettait l’accent sur la nouvelle vocation qu’Air Canada est en train de conférer à Montréal en tant que plaque tournante.
«Nous avons lancé 23 nouvelles routes, dont six au départ de Montréal, rappelait-il. Avec ce vol qui desservira Lyon toute l’année, nous renforçons la vocation de Montréal comme «hub» en Amérique du Nord vers les grandes métropoles francophones. La liaison Montréal/Lyon vient s’ajouter à nos dessertes vers Paris, Bruxelles, Genève et Casablanca, sans compter le service saisonnier que notre filiale Air Canada Rouge assure vers Nice. Montréal devrait également s’imposer comme aéroport de correspondance pour les voyageurs américains qui pourront s’envoler vers Lyon depuis Los Angeles, New York ou n’importe quel aéroport des États-Unis, sans avoir à récupérer leurs bagages pendant l’escale.»
La nouvelle route sera desservie par un Boeing 767-300ER configuré en deux classes de service, soit 24 sièges en «Business» et 187 en «Économie».
«Pourquoi un service à l’année longue, avec une fréquence qui grimpera jusqu’à cinq vols par semaine», demandait François Choquette? «Parce que nous pensons qu’il y a un potentiel suffisant pour alimenter la demande! Rhône-Alpes est la deuxième région économique de France et la proximité des grands domaines skiables permettra de maintenir l’offre en hiver. D’ailleurs, Vacances Air Canada développera une programmation «ski» bien étoffée.»
François Choquette, directeur ventes loisirs marchés mondiaux d’Air Canada
Mélanie Paul-Hus, directrice adjointe d’Atout France, a rappelé que Rhône-Alpes (ou plutôt Auvergne Rhône-Alpes, depuis le redécoupage des régions de France promulgué l’an dernier par François Hollande) est la seconde région touristique de l’Hexagone, avec une offre «quatre saisons», puisqu’on y trouve les plus grands domaines skiables du monde et surtout, parce que Lyon est la ville phare de la gastronomie française. Un atout également souligné par Sandrine Frih, adjointe au maire de Lyon et vice-présidente de la Métropole Grand Lyon :
«En 1934, le prince des gastronome, Curnonsky, a décrété que Lyon était la capitale mondiale de la gastronomie et, depuis, notre ville n’a pas démérité de ce titre, lançait-elle. Géographiquement, nous avons la chance d’être à la confluence de terroirs dotés de 80 appellations d’origines contrôlée et, avec plus de 4000 enseignes, la ville présente la plus forte densité de restaurants de France.»
Depuis l’inscription en 1998 par l’UNESCO de son centre-ville sur la liste du Patrimoine mondial, la deuxième métropole de France attire de plus en plus de touristes. Ils étaient six millions, l’an dernier (en comptant les excursionnistes d’une journée) et les établissements d’hébergement avaient enregistré 4,3 millions de nuitées. «Dont 62 000 consommées par des Canadiens, ce qui représente une augmentation de 8% sur cinq ans», précisait Jean Besson, sénateur honoraire et président de Rhône-Alpes Tourisme.
Sandrine Frih, adjointe au maire de Lyon, François Chaquette, directeur ventes mondiales loisirs d’Air Canada, Jean Besson, président de Rhône-Alpes Tourisme, et Armelle Tardy Joubert, directrice d’Atout France.
Un repas «tout Bocuse»!
Les organisateurs de la soirée avaient conviés, près de 200 invités, parmi lesquels les dirigeants de quelques grossistes et de plusieurs agences de voyages, ainsi que les membres d’une imposante délégation d’officiels et de fournisseurs de la région Auvergne Rhône-Alpes, à déguster quelques plats emblématiques qui figurent sur la carte du mythique restaurant de Paul Bocuse à Collonges, en banlieue lyonnaise. «C’est aussi l’occasion de célébrer un record : cela fait 50 ans que Paul Bocuse a obtenu sa troisième étoile au Guide Michelin», indiquait Armelle Tardy-Joubert.
Et Thierry Daraize, chroniqueur gastronomique au Journal de Montréal, qui a animé une partie de la soirée, soulignait pour sa part l’importance de cette distinction au classement du guide Michelin : «Pour un chef, une première étoile – mais chez Michelin, on parle de «macarons» - c’est un rêve», remarquait-il. «Une deuxième, c’est un accomplissement, mais une troisième, c’est le firmament!»
Paul Bocuse, aujourd’hui âgé de 90 ans, n’avait pas fait le déplacement, mais son chef exécutif, Christophe Muller, qui dirige la brigade de l’Auberge du Pont de Collonges, depuis cinq ans (et qui y a fait ses débuts comme sous-chef, voici 28 ans), était venu spécialement pour superviser la préparation du repas, dans les cuisines du Sofitel Le Carré Doré, à Montréal. Assisté par le chef exécutif de l’hôtel, Olivier Perret et par le chef pâtissier Roland del Monte, Christophe Muller (qui a été consacré «Meilleur ouvrier de France» (MOF), en 2000, tout comme le chef pâtissier du Sofitel, Roland del Monte, qui lui a été sacré «MOF en 1994), nous avait préparé un menu qui se décline comme suit:
- Nage d’écrivisse au Pouilly-Fuissé
- Soupe aux truffes V.G.E. (une recette élaborée en 1975 pour un repas à l’Élysée soulignant l’accession de Valéry Giscard d’Estaing à la présidence de la République)
- Suprême de volaille au foie gras, sauce Albuféra
- Fromage de Saint Marcellin
- Soufflé au chocolat noir et sa glace
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Les vins servis pour accompagner ces plats (Croze Hermitage, Orélie des vignerons ardéchois, Chénas Quartz. Mondeuse et Clairette de die) provenaient tous de la région.
À noter que Lyon sera en vedette dans le cadre du Festival Montréal en Lumières 2017.
Christophe Muller, chef exécutif de l’Auberge du Pont de Collonges, remet le Bocuse d’Or à Olivier Perret, chez exécutif du restaurant Le Renoir, au Sofitel Montréal.
Deux «Meilleur Ouvrier de France» : le pâtissier Roland Del Monte et Christophe Muller
Patricia Perez, de Canandes, Armelle Tardy Joubert et Olivia Poncy, responsable promotion pour l’Amérique du Nord, de Rhône-Alpes Tourisme, coorganisatrice de la soirée
la soupe aux truffes V.G.E

