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Crise du carburant : Transat évalue l’impact à 70M$
La forte hausse des prix du carburant d’aviation, accentuée par la fermeture prolongée du détroit d’Hormuz, continue d’exercer une pression importante sur les activités de Transat.
Dans une mise à jour publiée vendredi matin (15 mai), la société montréalaise précise que cette volatilité touche l’ensemble du secteur aérien mondial et entraîne une hausse importante de ses coûts d’exploitation.
Depuis le début de cette période de volatilité, Transat rappelle avoir mis en place plusieurs mesures visant à limiter l’incidence de cette hausse sur ses coûts. Celles-ci comprennent notamment l’introduction de surcharges de carburant sur les nouvelles réservations ainsi que des ajustements ciblés à son programme 2026.
Ces ajustements représentent jusqu’à présent une réduction d’environ 6 % de la capacité prévue entre mai et octobre 2026.
Transat souligne que ces mesures sont comparables à celles adoptées par plusieurs autres transporteurs aériens dans le monde.
Une augmentation des coûts de plus de 75 %
Pour les mois de mars et d’avril, les surcharges de carburant ont toutefois eu un effet limité sur les revenus de la société et n’ont compensé que marginalement l’incidence négative de la hausse des prix du carburant d’aviation.
Transat explique notamment cette situation par le fait qu’une très grande partie des réservations pour cette période avait été effectuée avant le début de la crise.
La société précise qu’en tenant compte des instruments de couverture en place, la hausse des prix du carburant d’aviation s’est traduite par des coûts supplémentaires d’environ 70 M$ pour les mois de mars et d’avril, soit une augmentation de plus de 75 % comparativement à la même période en 2025.
Ces coûts supplémentaires seront reflétés dans les résultats du trimestre terminé le 30 avril, qui doivent être dévoilés à la mi-juin.
« L'impact de la crise du carburant sur nos coûts est matériel »
« L'importante volatilité actuelle des prix du carburant d'aviation s'inscrit dans une conjoncture exceptionnelle qui touche l'ensemble de l'industrie à l'échelle mondiale », déclare Annick Guérard, présidente et cheffe de la direction de Transat.
« En plus de l'annulation de notre programme de vols à destination de Cuba jusqu'en novembre 2026, l'impact de la crise du carburant sur nos coûts est matériel et pourrait demeurer si la situation, indépendante de notre volonté, devait perdurer », explique-t-elle.
La dirigeante ajoute que malgré les mesures mises en place, la société n’est pas en mesure d’éliminer pleinement les effets de cette situation.
« Dans ce contexte, nous demeurons attentifs à l'évolution de la situation et continuons d'ajuster nos actions en conséquence », conclut Annick Guérard.
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