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Au moins une compagnie aérienne canadienne fermera ses portes d’ici deux ans, estime le PDG de Porter


Au moins une compagnie aérienne canadienne fermera ses portes d’ici deux ans, estime le PDG de Porter
Michael Deluce, PDG de Porter Airlines, photographié en janvier 2023. (Pax Global Media)

Le transport aérien n’a jamais été aussi concurrentiel avec l'arrivée des derniers transporteurs à très bas prix sur le marché canadien. Le Président-directeur général de Porter Airlines, Michael Deluce, estime que la situation n'en restera pas ainsi pour bien longtemps et que le marché est trop petit pour permettre à toutes les compagnies aériennes du Canada de rester à flot pendant encore deux ans. 

S’adressant à la Presse canadienne, mercredi (13 décembre), le PDG prévoit qu’au moins une compagnie aérienne canadienne fermera ses portes d’ici deux ans. Ces commentaires ont été formulés le même jour où la compagnie a annoncé un accord de partenariat avec Alaska Airlines. « Le marché du Canada est trop petit et trop encombré pour garder tous les acteurs actuels actifs », a-t-il dit.

La compagnie aérienne basée à Toronto déploie présentement ses ailes avec des plans d’expansion qui comprennent l’augmentation de sa flotte à 79 avions d’ici 2025, dont les deux tiers seront des jets). Elle a également procédé à l’embauche de quelque 300 pilotes au cours de la dernière année, ajouté de nouvelles correspondances au Canada et aux États-Unis, y compris cinq destinations en Floride, et établi des partenariats avec d’autres transporteurs, tel que ceux annoncé avec Air Transat et Alaska Airlines.

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Mais en déployant ainsi leurs ailes, les compagnies aériennes nationales risquent de se nuire les unes les autres, en particulier chez les nouvelles compagnies à bas prix. D'ici la fin de l'année, Flair Airlines a pour objectif d'augmenter sa flotte de 21 à 26 avions et Lynx Air de 9 à 17 appareils. Les deux espèrent atteindre 50 avions au cours des deux à trois prochaines années. Il y a aussi Canada Jetlines qui vise à augmenter sa flotte de 3 à 15 appareil au cours des 13 prochains mois.

«Je dirais que tous ces projets ne se concrétiseront pas», a affirmé M. Deluce, évitant toutefois de désigner une compagnie en particulier.

Ces remarques interviennent alors que l’aviation canadienne subit une restructuration après que WestJet ait fermé sa filiale à faible coût, Swoop, pour l’intégrer à sa ligne principale en octobre. Elle prévoit faire de même avec Sunwing Airlines qu'elle a acquise en mai.


Des avions plus petits et élimination des irritants

La stratégie de Porter consiste notamment à éliminer les irritants en vol économique en utilisant de nouveaux jets Embraer E195-E2, un modèle que M.Deluce nomme « le meilleur avion à fuselage étroit disponible ». Ses coûts d'exploitation sont plus faibles pour ses petits avions que ceux des plus gros avions avec lesquels Porter entre en concurrence, tels que le Boeing 737 Max et l'Airbus A320.

«Vous pouvez pénétrer des marchés de taille moyenne avec un service quotidien, ce qu'un avion plus grand de 190 ou 200 sièges ne pourrait pas faire », a expliqué le PDG. « De plus, vous pouvez ainsi offrir une plus grande fréquence, ce qui est important pour les clients ».

L’E195-E2 dispose de 132 sièges avec une configuration de cabine de 2 par 2 qui donne aux passagers un choix entre les sièges de fenêtre ou du corridor.


Intérieur du Embraer E195-E2 (Pax Global Media/file photo)

Le transporteur mise également sur une expérience client haut de gamme qui comprend une connexion Wi-Fi gratuit, des collations, du vin et de la bière dans de la verrerie, de l'accès à un menu de repas. En outre, l'absence de siège du milieu et un espace plus généreux pour les jambes augmentent le confort. 

« Depuis plus de deux décennies, toute l’industrie a réduit à néant l’expérience lors de trajets économiques. Aujourd’hui, elle est devenue douloureuse, stressante et, dans de nombreux cas, déshumanisante pour la plupart des gens », déclarait M.Deluce à PAX en janvier lors du dévoilement du jet.  

Renchérissant : 

« Aucun transporteur n’a éliminé les obstacles pour les voyageurs en classe économique ou ne s’est efforcé de rendre leur expérience plus agréable, et c’est exactement ce que nous allons faire. Avec l’expansion de notre flotte, nous nous sommes donné pour mission de redéfinir encore une fois le transport aérien. »



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