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Air Transat : vers un vote de grève chez les pilotes faute de progrès aux négociations
Les dirigeants syndicaux des pilotes d’Air Transat, représentés par l’ALPA, demanderont à leurs membres de voter pour une autorisation de déclencher une grève si aucune entente n’est conclue d’ici le 10 décembre.
L'ALPA rappelle avoir entamé les négociations contractuelles avec Air Transat en janvier de cette année. Les parties sont entrées en conciliation le 19 septembre et celle-ci devrait se poursuivre jusqu'au 18 novembre. Si aucun accord n'est conclu d'ici là, une période de réflexion de 21 jours débutera le lendemain, le 21 novembre.
«Nous ne voulons pas faire la grève […] mais si une grève est nécessaire…»
« Nous ne voulons pas faire la grève ; nous voulons un contrat moderne qui reflète le travail que nous faisons. Mais si une grève est nécessaire, nous sommes prêts et convaincus que nos 700 membres nous donneront massivement l’autorité de la déclencher », déclare le commandant Bradley Small, président du CEP d'Air Transat.
Déplorant la lenteur des négociations, l'équipe de négociation des pilotes affirme que la compagnie passe très peu de temps à la table des négociations et met des mois à soumettre des contre-propositions.
Selon elle, cette lenteur n'a fait que creuser l'écart entre les revendications des pilotes, qui visent à obtenir des salaires et des conditions de travail conformes aux normes de l'industrie, et les offres qualifiées d’inadéquates de la compagnie.
« Nos pilotes ont permis à cette compagnie aérienne de traverser une décennie de défis, souvent au détriment de leur propre qualité de vie. En conséquence, nos membres sont toujours confrontés à des conditions de travail dépassées, dont des avantages sociaux parmi les plus faibles du secteur », affirme Bradley Small.
« Nous sommes à la traîne par rapport à nos pairs dans pratiquement tous les domaines liés à la rémunération, aux avantages sociaux et à la sécurité de l'emploi. »
« Il ne s'agit pas d'un traitement spécial. Il s'agit de rattraper notre retard pour 2025. Il est temps de moderniser le contrat », conclut le commandant.