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Air Canada entend réduire sa capacité vers les États-Unis; WestJet observe une baisse de 25%
Air Canada prévoit de réduire sa capacité sur certaines liaisons vers la Floride, Las Vegas et l’Arizona à partir de mars, en raison du différend tarifaire entre le Canada et les États-Unis ainsi que de la faiblesse du dollar canadien.
L’annonce a été faite lors de la présentation des résultats du quatrième trimestre 2024, le 14 février, après que la compagnie aérienne a déclaré un chiffre d’affaires record de 22,3 G$CA pour l’année. Mark Galardo, vice-président général – Revenus et Planification du réseau chez Air Canada et président d’Air Canada Cargo, a évoqué les « pressions externes » attendues en 2025.
En effet, les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis continuent d’alimenter les préoccupations, même si Washington a suspendu l’application de nouveaux tarifs pendant 30 jours. Dans ce contexte, des appels à privilégier les produits et services canadiens, ainsi qu’à annuler des voyages aux États-Unis, pourraient peser sur l’industrie du tourisme. Une étude de la U.S. Travel Association indique qu’une baisse de 10 % du nombre de visiteurs canadiens entraînerait la perte de deux millions de visites et de 2,1 G$US en dépenses touristiques.
Mark Galardo a toutefois jugé prématuré d’évaluer l’impact des tarifs que le président américain Donald Trump pourrait imposer aux importations canadiennes. « Nous surveillons de près l’évolution du comportement des clients et la dynamique du marché. Si celles-ci évoluent à l’avenir, nous avons la capacité de réagir en ajustant notre offre, comme nous l’avons toujours fait », a-t-il déclaré.
Mark Galardo a également indiqué que les tendances observées au quatrième trimestre 2024 se poursuivent en 2025. « Les réservations de janvier correspondent à nos attentes malgré certaines incertitudes. Nous observons des signaux encourageants pour le deuxième et le troisième trimestre. Il faut toutefois noter que le déplacement de Pâques d’avril en 2025 (contre mars en 2024) influencera les comparaisons de revenus d’une année à l’autre », a-t-il précisé.
Réaffectation possible de la capacité
Si la demande vers les États-Unis s’affaiblissait davantage, Air Canada ajusterait son offre en conséquence. Mark Galardo a évoqué la possibilité de réaffecter des sièges vers les destinations soleil, où la demande reste forte.
« Nous ne constatons pas de ralentissement majeur des réservations vers les États-Unis à court terme, mais nous préférons minimiser les risques en diversifiant notre capacité », a-t-il expliqué.
WestJet enregistre une baisse marquée des ventes
Parallèlement, WestJet a également signalé un net recul de la demande pour les voyages aux États-Unis. Son PDG, Alexis von Hoensbroech, a indiqué que les ventes de billets vers les États-Unis ont chuté d’environ 25 % depuis que les tensions commerciales ont pris de l’ampleur. Il attribue cette baisse non seulement aux préoccupations économiques, mais aussi au taux de change défavorable.
« Nous surveillons la situation, mais il est difficile de prévoir l’évolution de cette tendance », a-t-il déclaré.
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L’ACTA alerte sur l’impact économique
Rappelons que l’ACTA a quant à elle fermement dénoncé les tarifs douaniers imposés par les États-Unis.
Dans une déclaration publiée le 1er février, l’Association a souligné que bien que les agences et conseillers en voyages ne soient pas directement touchés par la surtaxe de 25 % sur les produits canadiens, les conséquences économiques risquent d’être importantes.
« Ces tarifs nuisent non seulement aux entreprises canadiennes, mais aussi aux consommateurs et compagnies américaines qui dépendent du commerce fluide avec le Canada. L’histoire a prouvé que les politiques protectionnistes n’ont pas pour effet de renforcer les économies, mais plutôt de les affaiblir », soulignait l’ACTA.