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Mercredi,  10 juin 2026   20:23
Agents de bord : le syndicat conteste les calculs des compagnies aériennes sur les salaires
[Pax Global Media]


Le plus important syndicat représentant les agents de bord au Canada accuse les compagnies aériennes d’utiliser une définition « trompeuse » du travail dans les rapports remis au gouvernement fédéral.

Au cœur du différend se trouvent la définition du « travail » et l’application de l’article 107 du Code canadien du travail, rapporte La Presse Canadienne.


Plusieurs tâches non incluses

Dans une lettre adressée à la ministre fédérale de l’Emploi et des Familles, Patty Hajdu, le président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Wesley Lesosky, soutient que les compagnies aériennes n’ont pas inclus plusieurs tâches non rémunérées dans leurs calculs salariaux.

Le syndicat mentionne notamment l’embarquement des passagers, les contrôles de sécurité, les vérifications avant vol, les retards ainsi que les déplacements entre les hôtels et les aéroports.

Le SCFP, qui représente 20 000 agents de bord auprès des principaux transporteurs du pays, estime que l’exclusion de ces tâches donne l’impression que les employés sont rémunérés plus équitablement qu’ils ne le sont réellement et masque des situations où certains agents de bord débutants gagneraient effectivement moins que le salaire minimum.


Une enquête fédérale lancée après les tensions de 2025

Le différend découle d’une enquête fédérale amorcée après les tensions syndicales et les moyens de pression survenus en août 2025 dans l’industrie aérienne, à la suite d’allégations de travail non rémunéré.

Le syndicat demande maintenant au gouvernement fédéral de définir plus clairement ce qui constitue du travail rémunéré dans le cadre des règles fédérales du travail.

En réponse, Patty Hajdu a demandé à son ministère d’examiner si des employés du secteur gagnaient moins que le salaire minimum fédéral.

Les premières conclusions de cette révision, publiées en février, ont révélé peu d’indices laissant croire que le travail non rémunéré était répandu dans l’industrie.

Les enquêteurs ont toutefois identifié certaines préoccupations potentielles concernant les agents de bord à temps partiel et ceux en début de carrière, nécessitant des vérifications supplémentaires.

À ce moment, Patty Hajdu avait indiqué que le gouvernement fédéral avait besoin de données additionnelles avant d’arriver à une conclusion définitive.

« Le rapport identifie des secteurs où les pratiques de rémunération méritent un examen plus approfondi. Les conclusions soulignent la nécessité de poursuivre l’analyse », déclarait Mme Hajdu.


Air Canada et WestJet réagissent

Air Canada affirme que son examen interne n’a relevé aucun cas où des agents de bord auraient été rémunérés sous le salaire minimum.

WestJet reconnaît pour sa part quelques situations où la rémunération était inférieure au seuil minimal et indique vouloir corriger ces cas, rapporte La Presse Canadienne.

Les deux transporteurs utilisent un système de rémunération fondé sur les « heures créditées », qui combine les heures de vol et d’autres tâches dans un même taux de rémunération.



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