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Aéroports de Montréal en faveur d’un système léger sur rail entre la Rive-sud, le Centre-Ville, l’aéroport et l’Ouest
Lors de sa présentation hier devant la Commission des finances publiques dans le cadre des consultations sur le projet de loi no 38, Aéroports de Montréal a proposé au gouvernement du Québec et à la Caisse de dépôt et placement du Québec de joindre le SLR de la Rive-Sud et le SLR de l’Ouest en un seul et même système, avec le même type de matériel roulant et une gare intermédiaire commune au centre-ville, en vue de réduire les coûts d’infrastructure et d’exploitation tout en maximisant l’achalandage.
« En combinant ces deux projets convergeant vers le centre-ville, on créerait un nouveau réseau de transport urbain qui serait beaucoup plus grand que la somme de ses deux composantes. Un tel réseau doté d’une antenne vers l’aéroport Montréal-Trudeau et interconnecté avec le métro relierait directement la Rive-Sud à l’Ouest-de-l’Île, en passant par le centre-ville de Montréal, avec des arrêts possibles à l’Île-des-Sœurs, à la Cité du Multimédia, à Lionel-Groulx et au Marché Atwater, à Lachine, à Dorval, etc., a fait valoir James Cherry, président-directeur général d’Aéroports de Montréal.
« Selon les chiffres actuels, plutôt conservateurs, le SLR de l’Ouest générerait un achalandage de 60 000 passagers par jour, y compris 10 000 pour le service de navette aéroportuaire. En ajoutant l’achalandage approximatif du SLR de la Rive-Sud, on arrive facilement à un total de 130 000, et ce, sans compter l’effet de synergie. Le potentiel est majeur ! »
Autre fait important, la combinaison et l’harmonisation des deux projets pourraient aussi donner lieu à des économies d’échelle substantielles, tant à l’étape de la réalisation qu’à celle de l’exploitation. Entre autres, selon les experts d’ADM, les coûts d’infrastructure du SLR de l’Ouest seraient grandement réduits en convertissant le terminus Centre-ville en station intermédiaire.
L’accessibilité de l’aéroport serait aussi grandement améliorée, particulièrement pour les gens de la Rive-Sud qui pourront ainsi s’y rendre sans correspondance. À plus long terme, un tel réseau offrirait en outre des possibilités de ramification vers d’autres secteurs non encore desservis par un système de transport collectif.
« Ce serait franchement dommage de passer à côté d’une telle opportunité. Si, comme société, nous croyons dans le transport collectif, dans l’électrification des transports, dans l’urbanisation durable et verte, c’est le moment de le prouver », d’affirmer James Cherry.