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Ouragans: les prix vers le Sud vont-ils augmenter?
Avec les catastrophes naturelles sévissant actuellement sans relâche dans les Caraïbes et au Mexique, bien malins sont les voyageurs qui estiment pouvoir prédire ce qu'il adviendra des vacances au soleil pour la saison à venir, tant au niveau des installations que des tarifs. Voici quelques questions auxquelles beaucoup d'experts se sont récemment butés et dont les réponses pourraient s'avérer pertinentes pour les vacanciers hésitants.
Quel rôle pour les agents?
"S'il y a une conclusion que l'on peut tirer des dernières semaines au niveau de notre industrie, c'est que nous avons pu démontrer l'importance de nos acteurs à gérer des cas comme celui-là. Beaucoup de consommateurs se questionnent sur la pertinence des agences et des agents de voyages, c'est là une opportunité de déployer notre talent afin d'assister nos clients", a déclaré d'emblée Philippe Blain, vice-président Services voyages chez CAA-Québec.
Philippe Blain, vice-président Services voyages chez CAA-Québec
"Nos conseillers ont été très occupés dans les derniers jours, à identifier la clientèle qui serait potentiellement affectée, à leur proposer des changements de plans, soit de dates ou de destinations", a renchéri Annie Gauthier, porte-parole de CAA-Québec. "Nous avons vu une grande compréhension à l'égard de la situation de la part des voyageurs, ils sont conscients que les ouragans ne se calculent pas".
Est-ce que le prix des forfaits va changer?
Comme pour n'importe quel autre produit commercial, les tarifs des forfaits Sud sont influencés par l'offre et la demande. Plus l'offre est généreuse et étendue, moins les prix seront élevés. Il est possible de voir une modeste augmentation des tarifs puisque l'offre sera légèrement amenuisée en raison des ravages causés par Irma et Maria à certaines stations balnéaires, mais il ne faut pas s'attendre à ce que les prix passent carrément du simple au double.
"On ne s'attend pas à une saignée, loin de là, mais plutôt à une augmentation sur le court terme ou encore, probablement, une baisse de disponibilités en matière de forfaits à très, très bas prix", a poursuivi Annie Gauthier.
Annie Gauthier, porte-parole de CAA-Québec
"Les lois financières s'appliquent ici comme à n'importe quel autre marché", a indiqué Philippe Blain. "Si ni l'offre ni la capacité ne sont pas largement impactées, la demande ne devrait pas s'en ressentir outre mesure".
Ainsi, tant que les ouragans et autres catastrophes naturelles ne s'en prennent pas aux destinations à haute fréquentation et aux grands centres balnéaires (Cancun, Varadero, Punta Cana, etc.), les habitués du soleil ne devraient pas s'attendre à une différence majeure.
Certains disent même qu'il s'agit-là de l'occasion idéale de découvrir des horizons lointains et moins familiers, qui pourraient potentiellement profiter de cette nouvelle économie. Un autre scénario suppose plutôt que les destinations telles la Riviera Maya et la Jamaïque, somme toute peu affectées par les catastrophes des derniers jours, multiplieront leurs offres afin de séduire les habitués de Cayo Santa Maria, par exemple.
Les tarifs augmenteront-ils de façon permanente?
Impossible de prédire le cours que suivront les prix des forfaits Soleil... pas plus qu'il est possible de prévoir les catastrophes naturelles et la bourse! Bien qu'il existe une panoplie de données modelant le prix de ces voyages, il faut garder en tête que le tourisme est l'activité économique primaire pour bien des pays des tropiques et que ceux-ci mettront tout en oeuvre afin d'être remis sur pieds le plus rapidement possible.
Ainsi, bien qu'il soit présomptueux de l'affirmer avec totale certitude, les forfaits voyages ne devraient pas voir leurs prix gonfler exagérément, encore moins à long terme.
Comment se préparer à la saison 2017-2018?
Annie Gauthier insiste que la méthode à suivre pour les mois à venir doit s'axer autour d'une grande flexibilité : "Il faut magasiner, s'y prendre à l'avance et mettre la moindre flexibilité à profit afin de faire des économies. Notre industrie est un marché réactif où tout bouge rapidement".
Le vice-président Services voyages conclut quant à lui en indiquant que "les voyageurs veulent surtout savoir quels seront les impacts de ces catastrophes et quelles seront les mesures prises pour rectifier la situation. Nous savons déjà que Cuba se remet sur pieds suite au passage d'Irma; maintenant, pour Maria, c'est une autre histoire, nous ne connaissons pas l'étendue des dégâts pour le moment. Nous sommes autant dans l'attente que le consommateur. Nous espérons en tout cas que ce sera le dernier ouragan de la saison!".