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L’UNESCO désigne 18 nouveaux «géoparcs» – autant de lieux où s’adonner au «géotourisme»!


L’UNESCO désigne 18 nouveaux «géoparcs» – autant de lieux où s’adonner au «géotourisme»!

Le Conseil exécutif de l’UNESCO a récemment approuvé la désignation de 18 nouveaux « géoparcs » mondiaux dans 13 pays.

Les nouveaux géoparcs sont situés au Brésil, en Chine, en Croatie, au Danemark, en Espagne, en Finlande, en France, en Grèce, en Hongrie, en Pologne et au Portugal. En outre, un nouveau géoparc transnational est institué en Belgique et au Royaume des Pays-Bas.

Ces désignations portent à 213 le nombre total de sites du « Réseau mondial des géoparcs UNESCO ». Ils sont répartis dans 48 pays.


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Géoparcs et… géotourisme !

Créée en 2015, la désignation « Géoparc mondial UNESCO » reconnaît le patrimoine géologique dont la portée est internationale.

Selon l’UNESCO, les géoparcs sensibilisent les populations à l’importance du patrimoine géologique de leur région dans l’histoire et à la société d’aujourd’hui. Ils leur confèrent aussi un sentiment de fierté envers leur région et renforcent leur attachement au territoire.

« Les nouvelles sources de revenus générées par le géotourisme stimulent la création d’entreprises locales innovantes, de nouveaux emplois et de formations de haute qualité », précise l’UNESCO.

Ci-dessous, nous reproduisons la présentation que fournit l’UNESCO des 18 nouveaux géoparcs.


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●  Belgique et Royaume des Pays-Bas : Géoparc mondial UNESCO du Schelde Delta

Situé entre le bassin de la mer du Nord qui s’affaisse et le massif du Brabant qui s’élève, le Géoparc mondial UNESCO du Schelde Delta revêt une importance géologique particulière. Les forces géologiques, les changements environnementaux induits par les phénomènes climatiques et les interactions humaines ont forgé un paysage riche en traces géologiques, morphologiques et historico-culturelles. Les plaines, protégées par des digues, sont privées de sédiments. Là où la nature a fait son œuvre, elles semblent presque figées dans le temps. Les monuments historiques témoignent de l’influence des différentes phases géologiques.

Le géoparc incarne un récit à multiples facettes, où l’histoire géologique et l’histoire humaine s’entremêlent pour sensibiliser à l’extrême vulnérabilité de la région face au changement climatique. Le géoparc montre « à une échelle réduite les effets planétaires du changement climatique et de l’élévation du niveau de la mer », observe le photographe et artiste local Rem van den Bosch. Un projet de conservation a été lancé : il vise à faire ressurgir la ville médiévale disparue de Reimerswaal, engloutie en 1530 en conséquence des activités d’extraction de tourbe. Cette initiative combine la construction de défenses côtières, la préservation de la qualité de l’eau et l’enrichissement écologique de l’Escaut oriental, soulignant ainsi l’engagement du géoparc en faveur d’une préservation globale de l’environnement.


●  Brésil : Géoparc mondial UNESCO d’Uberaba

Le Géoparc mondial UNESCO d’Uberaba est situé au sein du deuxième plus grand biome d’Amérique du Sud, dans le sud-est du Brésil. Parmi ses impressionnants sites préhistoriques, figurent les formations de la Serra da Galga et de la Serra Geral. Celles-ci révèlent des coulées basaltiques qui gardent la trace des phénomènes volcaniques précédant le morcellement du supercontinent Gondwana et l’ouverture de l’océan Atlantique Sud. Ces coulées recouvrent les roches sédimentaires de la formation de Botucatu, qui abrite l’une des plus grandes réserves d’eau douce au monde. L’aquifère éponyme tire son nom du tupi ancien « y-berab », qui signifie « eaux cristallines ».

Le slogan du géoparc, « Terre des géants », fait référence à son riche patrimoine paléontologique. Plus de 10 000 fossiles ont été découverts sur le territoire, dont des dinosaures, des crocodyliformes, des tortues et de nombreuses autres créatures préhistoriques. L’exemple le plus frappant est un fossile d’Uberabatitan ribeiroi, un dinosaure mesurant 27 mètres de long et 10 mètres de haut, soit le plus grand jamais découvert au Brésil.

Le développement social, culturel et économique de la région est principalement attribué à l’esprit pionnier des agriculteurs locaux, qui ont introduit le zébu, un bovidé, à la fin du XIXe siècle. Cette idée a non seulement révolutionné le marché brésilien du bétail, mais elle fait aujourd’hui office de référence internationale en matière d’élevage bovin à moindres émissions de CO2.


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●  Chine : Géoparc mondial UNESCO du Grand Canyon d’Enshi – grotte de Tenglongdong

Le Géoparc mondial UNESCO du Grand Canyon d’Enshi – grotte de Tenglongdong est situé dans le sud-ouest de la province du Hubei. Il déploie des paysages d’érosion et de dissolution célèbres dans le monde entier et abrite des minorités ethniques au riche patrimoine culturel : les Tujia, les Miao et les Dong.

Les merveilles géologiques du géoparc s’étendent sur des strates exposées allant du Cambrien au Crétacé (il y a environ 539 à 66 millions d’années). Le système fluvial du Qingjiang taillade la topographie, façonnant un paysage karstique spectaculaire dans les roches carbonatées du Permien et du Trias, caractérisé par des falaises abruptes, des gorges profondes, des grottes et des rivières qui s’enfouissent. La surrection périodique du plateau du Qinghai-Tibet, résultant d’une collision continentale, a formé plusieurs surfaces d’aplanissement et donné naissance au système de grottes à plusieurs niveaux de Tenglongdong et au Grand Canyon d’Enshi, dont la renommée est mondiale. Le paysage géologique révèle une biodiversité remarquable. Le géoparc est couvert à 67,3 % par des forêts luxuriantes, ce qui représente une superficie de plus de 450 kilomètres carrés. On y dénombre plus de 4 000 espèces végétales et 500 vertébrés terrestres différents.

Outre la splendeur géologique du géoparc, le riche patrimoine culturel des Tujia, des Miao et des Dong se trouve au cœur du territoire. Les visiteurs peuvent découvrir l’architecture traditionnelle, les chants, les danses et les festivals folkloriques et ainsi mieux saisir le tissu culturel de la région.


●  Chine : Géoparc mondial UNESCO de Linxia

Le Géoparc mondial UNESCO de Linxia est situé dans la province du Gansu. Son paysage se démarque par des moyennes montagnes, des collines et des bassins. La région a joué un rôle décisif dans le développement historique et culturel de la Chine.

Le spectaculaire relief Danxia, le long du fleuve Jaune, présente d’étonnantes formations rocheuses colorées, forgées par l’érosion, les intempéries et la gravité. Le géoparc abrite les célèbres grottes du temple Bingling, décorées de sculptures complexes taillées dans la paroi de la falaise, ainsi que l’une des traces fossiles les plus longues et les mieux préservées, composée 24 empreintes consécutives de ptérosaure – la première espèce de vertébrés capable de voler. On y trouve la plus grande concentration de fossiles de mammifères anciens de Chine.

Avec des origines remontant à plus de 5 000 ans, Linxia, sur les rives du fleuve Jaune, était un important relais de poste le long de l’ancienne Route de la soie. La province du Gansu est mondialement connue pour être le berceau de la tradition musicale populaire du hua’er, commune à neuf groupes ethniques et inscrite sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Le hua’er s’inspire d’un vaste répertoire traditionnel et représente un témoignage oral vivant et fascinant de l’évolution sociale récente de la Chine, grâce aux chanteurs qui commentent les changements auxquels ils assistent.


●  Chine : Géoparc mondial UNESCO de Longyan

Le Géoparc mondial UNESCO de Longyan révèle les traces géologiques de l’évolution tectonique du sud-est de la Chine sur près de 300 millions d’années. Son abondant patrimoine géologique comprend le complexe granitique de Meihuashan, les couches rouges de Guanzhaishan et l’important gisement cuprifère-aurifère de type porphyre et épithermal de Zijinshan.

Parsemé de forêts naturelles qui comptent parmi les plus denses de l’ouest du Fujian, le géoparc recèle une biodiversité très riche. Le taux de couverture forestière de la montagne Meihuashan – surnommée la « Montagne mère de la province du Fujian » – atteint 95,4 %. Le géoparc abrite des espèces animales et végétales endémiques, parmi lesquelles la Panthera tigris amoyensis (tigre de Chine méridionale) et le très rare Taxus chinensis var. Mairei (if de Chine).

Longyan est également le berceau de la culture Hakka. De nombreuses traditions uniques y ont perduré, telles que la danse du dragon « You Da Long », le carnaval « Zou Gu Shi », au cours duquel les participants arborent des tenues traditionnelles, ou encore l’art de l’impression sur bois. Enfin, l’architecture Hakka y est également mise en valeur par les maisons rondes de Peitian, réparties en rangs compacts le long de rues pavées. 


●  Chine : Géoparc mondial UNESCO du mont Changbaishan

Situé dans le sud-est de la province de Jilin, le Géoparc mondial UNESCO du mont Changbaishan est une illustration à ciel ouvert du volcanisme. Ses reliefs spectaculaires et la grande variété de ses roches témoignent des importants écoulements multiphasiques qui s’y sont déroulés. Ainsi, l’« éruption du millénaire », l’une des plus importantes éruptions volcaniques de l’histoire moderne, survenue il y a environ 1 000 ans, a profondément marqué le paysage, donnant lieu à des accumulations pyroclastiques uniques d’importance internationale. 

Vieux de plusieurs millions d’années, le mont Changbaishan est lui-même l’un des volcans composites les mieux préservés au monde. Il porte les traces de sa formation complète, permettant d’étudier les processus à l’œuvre dans la création des volcans. En son sommet, le lac Tianchi, qui est le lac de cratère le plus élevé et le plus grand d’Asie du Nord-Est, offre des vues à couper le souffle. 

Il y a peu, le géoparc a entrepris une dépollution complète de l’écosystème d’eau douce à la source de la rivière Songhuajiang. Ses équipes collaborent en outre étroitement avec les populations locales pour favoriser le tourisme durable et faciliter les projets de restauration de l’environnement. 


●  Chine : Géoparc mondial UNESCO de Wugongshan

Le Géoparc mondial UNESCO de Wugongshan est situé à la jonction de trois villes de la partie occidentale de la province du Jiangxi : Pingxiang, Yichun et Ji’an. Il abrite des paysages géologiques fascinants, tels que des « forêts de pierre » en granit du Jurassique (201 à 145 millions d’années), des prairies alpines qui recouvrent des gneiss granitiques érodés du Silurien (444 à 419 millions d’années) ou encore des sources chaudes. Le géoparc regorge d’un patrimoine géologique bien préservé, ce qui en fait un site d’importance cruciale pour l’étude de la formation initiale du bloc de la Chine du Sud et de la compression et de l’extension intracontinentales qui s’ensuivirent.

Le géoparc est à l’origine de nombreuses initiatives pour promouvoir le géotourisme et renforcer ainsi les liens entre les communautés locales et ses paysages uniques. L’organisation de festivals de camping attire des milliers de personnes et favorise les activités de plein air, telles que les courses de VTT et les carnavals de feux de joie. Des parcours autour de l’agriculture, qui mettent en lumière la cueillette à travers les vergers et les plantations de thé, sont une autre façon de découvrir ses paysages. 


●  Chine : Géoparc mondial UNESCO de Xingyi

Situé dans la Province de Guizhou, le Géoparc mondial UNESCO de Xingyi recèle des trésors géologiques et des paysages naturels spectaculaires, tels que les gorges de la rivière Maling, d’où s’écoule une centaine de cascades en période de mousson. S’étendant à perte de vue, le site de Wanfenglin compte plus de 20 000 sommets de karst. En 2013, il a été l’un des quatre sites pittoresques de Chine mis à l’honneur par l’émission d’un timbre-poste.

Le géoparc est mondialement connu pour sa « faune de Xingyi », un site datant de la fin du Ladinien (242 à 237 millions d’années), riche en fossiles de reptiles et de poissons marins exceptionnellement bien préservés qui offrent un aperçu unique de la transition des formes de vie marine du littoral vers le large. Il s’agit du seul site paléofaunique qui révèle des traces du renouvellement des reptiles marins du Ladinien au Carnien (237 à 227 millions d’années) dans sa totalité. 

Le géoparc abrite de nombreux groupes ethniques minoritaires, parmi lesquels les peuples Buyi, Miao, Yi, Hui, Gelao et Shui. Les Buyi, qui sont les plus nombreux, sont connus pour l’excellence de leur artisanat textile (tissage, impression batik, brocart et broderies).

Plusieurs projets sont en cours au sein du géoparc. Parmi eux, la coopérative apicole Wanfu Qixing soutient les personnes handicapées et leurs familles en produisant et en vendant du miel, tandis que la base de floriculture Lüyua est un centre de recherche, de culture et d’éducation consacré aux orchidées et à d’autres espèces végétales menacées, doté d’une base de données riche de 2,5 millions de pousses d’orchidées et de 50 000 plantes menacées. 


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●  Croatie : Géoparc mondial UNESCO des lacs de Biokovo-Imotski

Le Géoparc mondial UNESCO des lacs de Biokovo-Imotski est situé en Dalmatie centrale. Il bénéficie d’un emplacement exceptionnel, à la croisée des paysages et des cultures de Méditerranée et d’Europe centrale. Au cœur du géoparc, le massif du Biokovo abrite le mont Saint-Georges, troisième plus haut sommet de Croatie, qui s’élève à 1 762 mètres au-dessus du niveau de la mer. Surnommée la « source de subsistance » par les habitants, la rivière Vrljika s’écoule à travers la région fertile d’Imotski, offrant de l’eau potable ainsi que d’excellentes conditions pour l’agriculture. Le géoparc recèle d’autres joyaux naturels, tels que le lac Rouge, issu d’une énorme doline (effondrement de terrain), qui est le lac karstique le plus profond d’Europe, ainsi que le lac Bleu, connu pour ses eaux cristallines. Riche d’un patrimoine culturel important, le géoparc abrite plusieurs centaines de sites archéologiques allant de l’Antiquité au Moyen Âge, où l’on trouve notamment des stećci, des stèles funéraires médiévales.

Adepte du tourisme durable, le géoparc collabore étroitement avec les parties prenantes de la région pour favoriser les pratiques écologiques et soutenir les initiatives locales. Des associations comme Ričice œuvrent en faveur du renforcement de la biodiversité et du développement durable dans la région. Le géoparc s’efforce actuellement de dépolluer les masses d’eau situées au cœur des montagnes karstiques de Croatie et protéger ainsi des écosystèmes essentiels pour les générations futures. Il collabore avec d’autres géoparcs mondiaux UNESCO en Serbie, en Slovénie et en Autriche, pour partager des connaissances en matière de géopatrimoine, de géodiversité et de développement du géotourisme.


●  Danemark : Géoparc mondial UNESCO de l’archipel de la Fionie du Sud

Le Géoparc mondial UNESCO de l’archipel de la Fionie du Sud, situé dans la partie centrale et méridionale du Danemark, englobe des zones terrestres et marines qui relatent environ 800 000 ans d’histoire géologique. La région est réputée pour ses magnifiques paysages vallonnés, ses champs luxuriants et ses eaux de navigation qui comptent parmi les meilleures au monde.

L’archipel de la Fionie du Sud comprend 55 îles et îlots qui émergent de l’un des paysages glaciaires inondés les plus spectaculaires de la planète. Chaque île est unique et possède ses propres traditions et sa culture, mais toutes les îles sont liées par l’histoire maritime commune de la région. Selon Laura J. Storm, insulaire et bénévole au sein du Conseil des îles, le géoparc « cultive un esprit de communauté et de collaboration entre les îles ». La préservation et la restauration de l’écosystème marin de l’archipel, menacé par les changements environnementaux, font l’objet d’une attention constante.

Le territoire du géoparc a une longue tradition agricole. Depuis toujours, l’île de Fionie est surnommée « le jardin du Danemark ». La région compte aujourd’hui de nombreuses petites exploitations agricoles et une multitude de producteurs, et le géoparc a créé un réseau pour les entrepreneurs locaux.


●  Espagne : Géoparc mondial UNESCO des volcans de Calatrava – Ciudad Real

Le Géoparc mondial UNESCO des volcans de Calatrava. Ciudad Real est situé dans le sud‑ouest de la communauté autonome de Castille-La Manche, dans le centre de l’Espagne. Son territoire déroule un fil chronologique d’épisodes volcaniques distinctifs qui modèlent le paysage.

Les environs d’Almadén abritent le gisement de minerai de mercure le plus prolifique de la planète, dont l’exploitation remonte à plus de 2 500 ans. Il s’agit donc de la seule mine mercurifère au monde qui opère depuis l’époque romaine. La forte présence de mercure s’explique par une éruption volcanique sous-marine de type surtseyen, qui s’est produite il y a 420 millions d’années. Au sein du géoparc, les fossiles végétaux et animaux exceptionnels, préservés par une éruption volcanique majeure survenue il y a 300 millions d’années, ont valu aux environs de Puertollano le surnom de « Pompéi paléobotanique ». En outre, une autre impulsion volcanique (il y a environ 7,4 à 0,7 million d’années) a donné naissance à une multitude d’édifices stromboliens et hydromagmatiques, faisant de la région un haut-lieu de recherche planétaire et astrobiologique en raison de ses similitudes avec les paysages martiens.

L’être humain a tissé une relation directe avec l’environnement volcanique igné et en est devenu dépendant : les ressources socioéconomiques de base étaient subordonnées à la fertilité de ses sols volcaniques, aux qualités constructives de ses roches volcaniques et à la richesse minière de son sous‑sol. Le géoparc englobe également des paysages mentionnés dans Don Quichotte, le roman de Cervantès.


●  Finlande : Géoparc mondial UNESCO du lac de cratère d’impact – Lappajärvi

Le Géoparc mondial UNESCO du lac de cratère d’impact - Lappajärvi est situé dans le sud de l’Ostrobotnie, dans l’ouest du pays. L’élément central du parc est une curiosité géologique : le lac de cratère d’impact Lappajärvi. Reconnu plus grand lac de cratère d’impact d’Europe, il s’est formé à la suite de la chute d’une météorite il y a 78 millions d’années. Les visiteurs sont invités à découvrir cette histoire fascinante à travers des expositions interactives, que ce soit en touchant les véritables roches issues de l’impact de la météorite, notamment les diamants qui se sont formés sous l’effet de la pression extrêmement élevée au moment de l’impact, ou en embarquant pour un voyage en réalité virtuelle dans la ceinture d’astéroïdes afin d’assister à la collision.

Le géoparc travaille en étroite collaboration avec la communauté locale pour promouvoir le développement durable et le bien-être économique. Le lac fournit des produits naturels et du poisson qui sont utilisés dans les repas scolaires, et la coopération avec les écoles apporte une valeur ajoutée à l’écosystème du géoparc.


●  France : Géoparc mondial UNESCO d’Armorique

Des falaises verticales de la presqu’île de Crozon aux Monts d’Arrée, le Géoparc mondial UNESCO d’Armorique offre un voyage à travers plus de 500 millions d’années d’histoire géologique, racontant comment les sédiments d’une mer ancienne ont fini par constituer une chaîne de montagnes : il y a 320 millions d’années, le territoire de l’Armorique était aussi élevé que les Alpes françaises actuelles. Le géoparc met en valeur la remarquable géodiversité de la région, qui comprend un ensemble varié de formations lithologiques, structurales et paléontologiques, dont la plus grande baie d’Europe, la rade de Brest, d’une largeur de 180 kilomètres, et un impressionnant chaos granitique dans la forêt de Huelgoat.

Les légendes locales sont légion, et le géoparc regorge de vestiges archéologiques et d’édifices à l’architecture traditionnelle entièrement constitués de roches locales. Le géoparc organise des balades éducatives et produit des ressources pédagogiques telles que le projet « Écoutons parler les pierres, quels secrets nous révèlent-elles ? », élaborées en français, en anglais et en breton à l’intention des écoliers de la région. Les habitants du géoparc sont fiers de développer et de maintenir une forte identité maritime, péninsulaire et montagnarde.


●  France : Géoparc mondial UNESCO Normandie-Maine

Le Géoparc mondial UNESCO Normandie-Maine est situé dans une région pastorale paisible, riche en hameaux, villages et prairies, et s’étend sur des départements de la Normandie et des Pays de la Loire. Au milieu de la tranquillité, vous trouverez des vestiges remarquables d’une histoire géologique qui s’étend sur 600 millions d’années, notamment des escarpements rocheux, des falaises abruptes, des rapides d’eau vive et d’anciens sites mégalithiques. Il y a plus de 300 millions d’années, cette région était proche de l’équateur et a vu se former le Massif armoricain, qui a culminé à plus de 4 000 mètres avant de s’éroder progressivement pour donner le paysage que l’on connaît aujourd’hui. Ce territoire témoigne de la formation de deux chaînes de montagnes et de la création d’un bassin sédimentaire subsident, le Bassin parisien.

Aujourd’hui, le géoparc collabore activement avec les parties prenantes locales pour préserver et promouvoir ce territoire unique. Grâce à la restauration de 120 hectares de landes et de 10 hectares de tourbières, le géoparc permet de maintenir des écosystèmes fragiles, qui abritent des espèces avicoles telles que le busard Saint-Martin (Circus cyaneus) et l’engoulevent d’Europe (Caprimulgus europaeus). En favorisant la participation de la communauté, notamment des résidents locaux, des élus et des associations, le géoparc assure l’efficacité et la durabilité à long terme de ses efforts de conservation.


●  Grèce : Géoparc mondial UNESCO des Météores et de Pyli

Niché dans la région pittoresque de la Thessalie, au cœur de la Grèce continentale, le Géoparc mondial UNESCO des Météores et de Pyli est célèbre pour les imposantes colonnes de grès des Météores, qui atteignent jusqu’à 300 mètres de hauteur. Perchés au sommet de ces « colonnes du ciel », les emblématiques monastères byzantins ont été construits entre le XIIIe et le XVIe siècle. Ils sont ornés de fresques du XVIe siècle, qui marquent une étape fondamentale dans l’histoire de la peinture post-byzantine et offrent un aperçu de la richesse de l’histoire religieuse et du patrimoine artistique de la région.

Parmi les autres merveilles géologiques du géoparc figurent les taffoni de Kalambaka, formations rocheuses creusées par des millénaires d’érosion alvéolaire. Dans la partie occidentale du géoparc, les montagnes du Pinde constituent un refuge pour la biodiversité et les amateurs d’activités en plein air, avec ses sommets escarpés, ses prairies alpines, ses forêts luxuriantes et ses rivières sinueuses. En parcourant le terrain unique de la région, les visiteurs peuvent rencontrer des espèces végétales rares, telles que le lis de Chalcédoine (Lilium chalcedonicum) et la chasmophyte endémique (Centaurea kalambakensis), qui poussent sous les microclimats marqués de la région.


●  Hongrie : Géoparc mondial UNESCO de la région de Bükk

Le Géoparc mondial UNESCO de la région de Bükk, dans le nord de la Hongrie, se trouve dans l’un des environnements géologiques les plus complexes du pays et comprend une séquence sédimentaire quasi continue couvrant plus de 300 millions d’années, ponctuée par des périodes d’activité volcanique. Parmi les curiosités géologiques, citons l’exceptionnelle section géologique clé de Bálvány Nord, qui porte la trace de la transition Permien-Trias il y a environ 252 millions d’années, les laves basaltiques en coussins formées lors d’éruptions volcaniques sous-marines profondes et les roches-ruches caractéristiques liées au volcanisme du Miocène. Le géoparc abrite diverses formations karstiques, comme l’illustrent les près de 1 150 grottes – soit plus du quart de toutes les grottes de Hongrie –, dont la grotte Szeleta qui a été habitée pendant 130 000 ans et a donné son nom à la culture szélétienne.

La riche biodiversité de la région comprend des insectes, des espèces de chauves‑souris cavernicoles et de nombreux oiseaux, y compris des espèces rares telles que le circaète Jean‑le‑Blanc (Circaetus gallicus), l’aigle impérial (Aquila heliaca), la cigogne noire (Ciconia nigra) et le cincle plongeur (Cinclus cinclus).


●  Pologne : Géoparc mondial UNESCO du Pays des volcans éteints

Situé dans les paysages pittoresques du sud-ouest de la Pologne, le Géoparc mondial UNESCO du Pays des volcans éteints englobe le massif de la Kaczawa et les contreforts environnants. Il présente des vestiges caractéristiques de volcans et de coulées de lave du Paléozoïque et du Cénozoïque, datant principalement de l’Oligocène et du Miocène (il y a environ 35 à 15 millions d’années), avec des exemples impressionnants de diaclases en colonnes. Le mont Ostrzyca, avec son neck basaltique conique, dessine la silhouette la plus emblématique de la région.

L’histoire du territoire est étroitement liée à ses ressources minérales et atteste d’une longue tradition de prospection aurifère et cuprifère. Les carrières abandonnées sont autant de précieuses fenêtres sur le passé géologique et culturel de la région. L’ancienne carrière de basalte de Wilcza Góra témoigne des récentes initiatives de conservation et d’innovation menées à l’échelle locale, puisqu’elle a été reconvertie à des fins scientifiques et pédagogiques.

Fort de son engagement en faveur du tourisme durable et de la stabilité économique des populations du territoire, le géoparc propose un programme de « passeport d’exploration » : les visiteurs peuvent collecter des tampons et des autocollants auprès des établissements locaux participants et avoir la possibilité de remporter une médaille fabriquée par un artisan local.


●  Portugal : Géoparc mondial UNESCO d’Oeste

Le Géoparc mondial UNESCO d’Oeste, situé le long de la côte centre-ouest du Portugal, englobe plus de 72 kilomètres de littoral atlantique, dont plus de 15 kilomètres de plages de sable. La bande côtière dévoile des couches géologiques qui s’étendent de la fin du Trias (il y a environ 230 millions d’années) à l’Holocène (il y a 11 700 ans), période à laquelle s’est produite l’ouverture de l’océan Atlantique Nord. Aujourd’hui jalonnée de plusieurs petits ports de pêche, elle joue un rôle crucial dans l’économie locale. L’artisanat de la dentelle au fuseau de Peniche, unique en son genre, était traditionnellement l’apanage des femmes de pêcheurs.

Le Géoparc mondial UNESCO d’Oeste possède un patrimoine paléontologique exceptionnellement riche, avec plus de 180 sites fossilifères où l’on a mis au jour les restes de 12 espèces distinctes de dinosaures. Il abrite deux sites de nids d’œufs de dinosaures fossilisés contenant des embryons, dont il n’en existe que 12 au monde.



 


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