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L'Inde suspend ses services de visa pour le Canada sur fond de désaccord concernant l'assassinat d'un militant sikh


L'Inde suspend ses services de visa pour le Canada sur fond de désaccord concernant l'assassinat d'un militant sikh
[Shutterstock/Kseniya Lanzarote]

L'Inde a suspendu ses services de visa pour les Canadiens, alors que les relations entre les deux pays se détériorent en raison des allégations d'implication de l'Inde dans l'assassinat d'un militant sikh en Colombie-Britannique en juin.

« Avis important de la mission indienne : pour des raisons opérationnelles, les services de visa indiens ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre à compter du 21 septembre », indique le centre de demande de visa indien BLS au Canada (BLS Indian Visa Application Center) par voie de communiqué.

Aucun autre détail n'est connu pour le moment. 

BLS est l'agence qui s'occupe des demandes de visa pour l'Inde, y compris les visas d'entrée, de tourisme, d'étudiant et d'emploi. Le centre a des bureaux à Toronto, Ottawa, Winnipeg et Vancouver.


Perturbations possibles des voyages et du tourisme

Cette décision perturbera vraisemblablement les voyages et le tourisme. En 2021, 80 000 touristes canadiens ont visité l'Inde, ce qui en fait le quatrième groupe en importance, selon le Bureau indien de l'immigration.

Le Canada est également attrayant pour les Indiens, en particulier pour les étudiants. En 2022, près de 300 000 Indiens poursuivaient des études au Canada.


Des menaces à la sécurité ?

Dans une déclaration à CBC News, le porte-parole du ministère indien des Affaires extérieures, Arindam Bagchi, a évoqué des menaces à la sécurité non spécifiées auxquelles sont confrontés nos hauts-commissariats et nos consulats au Canada.

« Cela a perturbé leur fonctionnement normal. En conséquence, nos hauts-commissariats et nos consulats sont temporairement dans l'incapacité de traiter les demandes de visa », a déclaré M. Bagchi.

Pour sa part, le haut-commissariat du Canada indique qu'il a temporairement ajusté ses effectifs dans ses commissariats et consulats en Inde, en raison du fait que « certains diplomates ont reçu des menaces sur diverses plates-formes de médias sociaux ».

« Affaires mondiales Canada continuera de prendre toutes les mesures appropriées pour protéger la santé et la sécurité de l'ensemble de son personnel, y compris le personnel recruté localement, et pour protéger ses opérations en Inde », a déclaré le Haut-commissariat dans un communiqué transmis à CBC.

On ajoute :

« Dans le cadre du respect des obligations découlant des conventions de Vienne, nous attendons de l'Inde qu'elle assure la sécurité de nos diplomates et fonctionnaires consulaires accrédités en Inde, tout comme nous assurons la leur ici. »

Des allégations « absurdes » ?

Le ministère indien des Affaires étrangères décrit cette décision comme une mesure de rétorsion, prise en réponse à l'allégation du premier ministre Justin Trudeau, cette semaine, selon laquelle il existait des « preuves crédibles » de l'implication de Delhi dans le meurtre du militant Hardeep Singh Nijjar, en juin dernier.

L'Inde a rejeté ces allégations en les qualifiant d'« absurdes ».


Tensions…

Rappelons que mercredi (le 20 septembre), l'Inde a mis à jour ses conseils aux voyageurs pour le Canada, invitant ses citoyens à faire preuve d'une « extrême prudence » en raison de « l'augmentation des activités anti-Inde et des crimes de haine politiquement tolérés » au Canada.

Parallèlement, la page du Canada consacrée aux ressortissants se rendant en Inde contient des avis de « menace d'attentat terroriste dans tout le pays ».

Les deux parties ont également annoncé qu'elles suspendaient leurs négociations commerciales.

 




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