Les Québécois attraperaient de plus en plus la malaria

13-04-2018 11:45
Marie-Eve Vallières

Le ministère de la Santé a révélé des statistiques pour le moins troublantes : il semblerait que deux fois plus de Québécois reviennent de voyage avec la malaria qu’il y a cinq ans. La question se pose naturellement : est-ce que ce funeste constat est dû au fait que les Québécois voyagent globalement plus ou parce qu'ils sont moins conscientisés à la protection contre les maladies mortelles?

En 2013, seulement 115 Québécois ont rapporté l’avoir contractée à leur retour au Québec, alors qu’ils étaient 259 en 2017. Et cette année s’annonce tout aussi problématique avec 52 cas recensés de malaria dans le réseau de la santé, en date du 29 mars, contre 29 en moyenne entre 2013 et 2017 pour la même période, indique le ministère.

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« Les gens voyagent beaucoup plus dans des destinations qui étaient autrefois lointaines et exotiques, mais qui le sont de moins en moins », expliquait Karl Weiss, président de l’Association des médecins microbiologistes infectiologues du Québec, à TVA Nouvelles. « Or, ils ne pensent pas toujours à la malaria, et ces endroits-là évitent souvent d'en parler ouvertement pour ne pas effrayer les touristes ».

Il faut savoir que la malaria, aussi appelée paludisme, se contracte seulement dans les pays tropicaux suite à une piqûre par un moustique infecté. Il est possible de l'éviter, toutefois, grâce à un médicament antipaludéen; il faut également se couvrir aux heures dangereuses et appliquer un chasse-moustiques.

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