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Le milieu des affaires appuie le TGV Québec-Toronto, mais préconise la rigueur
La Chambre de commerce du Montréal métropolitain accueille favorablement le projet Alto de construction d'un train à grande vitesse (TGV) dans le corridor Québec-Toronto, annoncé hier (19 février) par le gouvernement du Canada.
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« C'est, en première analyse, un bon projet »
« Le milieu des affaires est favorable au déploiement d'un TGV dans le corridor le plus achalandé au pays. Tous ceux qui ont voyagé ont été à même de constater la valeur ajoutée d'une infrastructure de transport par rail en site propre, rapide, efficace et électrique », déclare Michel Leblanc, président et chef de la direction de la CCMM.
« Il devient de plus en plus embarrassant de constater que le Canada est devenu le seul pays du G7 à avoir des trains qui circulent sur des voies partagées, avec des vitesses de croisière lentes et imprévisibles », poursuit-il.
Un impact positif sur les déplacements des touristes
À ses yeux, un TGV permettra donc de mieux intégrer les bassins de travailleurs et les zones d'emploi le long du parcours, augmentant du même coup l'efficacité de l'environnement d'affaires et à terme contribuant à hausser notre productivité globale.
« Cette infrastructure renforcera la connectivité entre nos grands centres urbains et accroîtra leur attractivité. Elle aura un impact positif sur les déplacements des touristes. C'est, en première analyse, un bon projet », résume Michel Leblanc.
Le défi : contenir les coûts déjà très élevés du projet
L’appui de la CCMM n’est toutefois pas inconditionnel.
« Le défi sera évidemment de bien réussir à contenir les coûts du projet, qu'on prévoit déjà très élevés », souligne le président et chef de la direction de la CCMM, en rappelant que « nous n'avons pas, au Canada, un historique de succès à cet égard » !
« La situation est d'autant plus critique que nous aurons aussi à investir dans plusieurs initiatives incontournables au cours des prochaines années : nous devrons mettre à jour nos infrastructures publiques vieillissantes, accroître le budget de la défense, investir dans notre indépendance énergétique et construire des ports et des lieux de vie le long du passage du Nord-Ouest », énumère Michel Leblanc.
« Nous ne pourrons nous permettre des dérapages et des dépassements de coûts », tranche-t-il.
Trois conditions pour faire d’Alto un succès
Outre l'importance de gérer ce projet avec rigueur, le président de la CCMM présente trois conditions pour faire un succès du projet Alto :
- Le tracé devra inclure des liens de centre-ville à centre-ville;
- Nous devrons nous assurer que les constructeurs et les sous-traitants localisent ici les capacités de production et les talents requis pour livrer le projet;
- Le projet devra être porté par un consensus politique large qui forcera les formations politiques à maintenir le projet sur les rails durant les dix à vingt ans qui seront nécessaires à sa réalisation.
« Cela permettra à ce projet d'être un réel levier de développement économique, social et environnemental au grand bénéfice de la communauté d'affaires montréalaise », conclut Michel Leblanc.