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La Martinique mise sur l’authenticité pour développer son tourisme
La nouvelle présidente du Comité Martiniquais du Tourisme, Karine Mousseau, et la nouvelle directrice générale, Joëlle Désir, étaient de passage au Québec pour rencontrer leurs différents partenaires aériens et les voyagistes afin de leur présenter les nouveaux axes de la politique de développement du tourisme de la destination. L’occasion également pour les médias spécialisés de s’entretenir avec elles.
En poste depuis le 19 janvier, Karine Mousseau n’a pas la langue dans sa poche et est définitivement offensive. Rien d'étonnant car, en plus de son rôle de présidente du CMT, elle est également professeure d’économie et comprend donc parfaitement les retombées positives d’un secteur comme le tourisme pour une île des Caraïbes.
« Le tourisme doit devenir le fleuron de l’économie de la Martinique. Présentement, cette activité représente une part de 9% de notre produit intérieur brut. Je considère que cela n’est pas suffisant surtout si l’on compare avec certaines de nos îles voisines où le tourisme participe à hauteur de 20, voire 25% des revenus du pays », nous a-t-elle expliqué.
Mais attention, pas question pour elle de miser sur le tourisme tout inclus, pourtant si cher aux Québécois. Non, Karine veut gager avant tout sur l’authenticité.
« Nous voulons plus de touristes, oui, mais pas à n’importe quel prix. De nombreuses destinations ont perdu un peu de leur âme sur l’autel du tout compris. Tout devient uniformisé. Peu importe le resort dans lequel on se trouve, on y boira les mêmes cocktails, on y vivra les mêmes ambiances et les mêmes concepts. De notre côté, nous voulons parier sur la qualité et la diversité de notre offre », a-t-elle insisté.
La nouvelle présidente du Comité Martiniquais du Tourisme, Karine Mousseau
Elle souhaite ainsi encourager les petites structures de qualité, à taille humaine, mais qui offrent un haut niveau de service, et si possible, qui mettent en avant le savoir-faire et la culture de l'île aux Fleurs.
Joëlle Désir, la directrice générale du CMT, donnait l’exemple du French Coco, petit hôtel situé dans la commune de la Trinité.
« Ici, les carafes d’eau sont faites en Martinique, les chaises sont confectionnées par des artisans de chez nous, les œuvres qui arborent les murs sont aussi réalisées par des insulaires », a-t-elle détaillé.
« Nous avons un héritage historique riche qui va se retrouver dans nos assiettes, dans nos danses, dans nos fêtes, il faut absolument aller à la découverte de cela pour ne pas passer à côté de ce que la Martinique a de plus beau à montrer », a rajouté Karine Mousseau.
Parmi d’autres nouveautés, le Domaine des Bulles, au Vauclin, offre l’opportunité de dormir à la belle étoile dans une bulle translucide, placée dans une aire personnelle de 200 mètres carrés. Chaque unité, au nombre de quatre, a le droit à son propre deck et son bain à remous.
Le Domaine des Bulles
Les deux comparses ont également ajouté que la Martinique dispose d’infrastructures sanitaires de premier ordre, d’un réseau routier impeccable et d’un niveau de sécurité élevé (au 1er rang, selon le Caribbean Index 2016 de la CTO).
La Martinique a accueilli 6500 Québécois durant la saison hivernale 2015-2016 (de novembre à avril), en hausse de 8% par rapport à l’année précédente.
Cette année, la destination pourra compter sur 4 vols par semaine avec 2 vols d’Air Canada rouge, le dimanche et le mardi, et 2 vols d’Air Transat, le jeudi (accessible également en correspondance depuis Bagotville) et le dimanche.
Pour de plus amples informations : www.lamartinique.ca.