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ArriveCAN : la vérificatrice générale critique sévèrement Ottawa… qui lui répond!


ArriveCAN : la vérificatrice générale critique sévèrement Ottawa… qui lui répond!

La vérificatrice générale du Canada, Karen Hogan, a sévèrement critiqué le gouvernement fédéral pour les lacunes entourant l’application ArriveCAN développée durant la pandémie de COVID-19.

En effet, le rapport de la VG démontre « un non-respect flagrant des pratiques de gestion élémentaires » alors que la facture finale de cette appli a frôlé les 60 M$.

« C’est probablement l’une des pires tenues de registres financiers que je n’ai jamais vues », a affirmé la VG en conférence de presse.

LIRE PLUS – Comment le coût d'ArriveCAN est passé de 80 000$ à 54M$?   


« Des lacunes inacceptables »

Le gouvernement a répondu au rapport de la vérificatrice en remerciant Mme Hogan et son équipe pour leur travail. Il affirme accueillir favorablement leurs recommandations.

« Ce rapport a mis en évidence des lacunes inacceptables dans les processus, les rôles et les contrôles de gestion », reconnaît le gouvernement.

Il assure que certaines recommandations formulées dans le rapport ont déjà été mises en œuvre « afin de maintenir la confiance de la population canadienne ».

Le gouvernement précise que l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) prendra d'autres mesures encore « pour s’assurer que les pratiques de gestion sont conformes aux politiques et aux processus ».

De la même manière, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) ont déjà pris et continueront de prendre diverses mesures, soutient le gouvernement.


Une appli créée dans l'urgence pour remplacer un processus papier désuet

Cela étant dit, le gouvernement tient à rappeler le contexte dans lequel l'application a été créée, soit « pendant une période extraordinaire et dans l'urgence ».

Le gouvernement explique que l'ASFC s'est efforcée de remplacer, le plus rapidement possible, « un processus papier qui ne répondait pas aux besoins en matière de santé publique et qui avait des répercussions sur la frontière avec des temps d'attente importants qui perturbaient la circulation essentielle des personnes et des marchandises ».

« La vérificatrice générale a reconnu dans son rapport que le gouvernement avait amélioré la rapidité avec laquelle les informations avaient été recueillies à la frontière, et la qualité de ces informations, en utilisant l'application plutôt que le formulaire papier », note d’ailleurs le gouvernement avec satisfaction.

« Un gain de temps considérable » (environ 5 minutes à chaque passage)

Selon le gouvernement, les voyageurs ont réalisé « un gain de temps considérable » en utilisant l'appli : environ cinq minutes à chaque passage frontalier – « ce qui a permis d'économiser des heures d'attente », souligne-t-il.


Un « outil efficace » fournissant des « données essentielles »

Plus important encore aux yeux du gouvernement : les données d'ArriveCAN ont fait partie intégrante du programme de surveillance du Canada pour la détection précoce et l'identification de nouvelles variantes préoccupantes de COVID-19.

On fait valoir que ces données ont été essentielles à la capacité du gouvernement fédéral de surveiller, d'évaluer et de réagir à la COVID-19 au fur et à mesure de son évolution.

Bref, le gouvernement maintient que « l’outil s’est avéré efficace et nécessaire pour recueillir les informations obligatoires sur la santé tout en facilitant les voyages et le commerce ».


Mieux placés pour entreprendre des projets de cette nature à l'avenir ?

Malgré tout, le gouvernement assure qu’il prend au sérieux l’audit de performance d'ArriveCAN réalisé par la VG.

« Nous reconnaissons que les lacunes cernées par la vérificatrice générale sont inacceptables, et nous prenons des mesures pour faire en sorte que tous les ministères soient mieux placés pour entreprendre des projets de cette nature à l'avenir », dit-il.

Rappelons que même si le contexte de la pandémie est maintenant passé, l'application demeure disponible – « pour les voyageurs qui souhaitent faire leurs déclarations de douane à l'avance et gagner du temps à la frontière », conclut le gouvernement.





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