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Lundi,  16 février 2026   4:15
L’UNESCO inscrit 26 nouveaux sites au patrimoine mondial
[UNESCO]

 

La 47e session du Comité du patrimoine mondial, tenue à Paris du 6 au 16 juillet, s’est conclue avec l’ajout de 26 nouveaux biens culturels et naturels à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Deux sites existants ont également été étendus, créant notamment des parcs naturels transfrontaliers.

Au total, 1248 biens répartis dans 170 pays figurent désormais sur cette Liste.


Nouveaux sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2025

Nom du site

Pays

Brève description

Paysage Culturel Diy-Gid-Biy des Monts Mandara

Cameroun

Sites archéologiques en pierre sèche liés aux traditions mafa.

Paysage culturel du Mont Mulanje

Malawi

Montagne sacrée liée aux croyances locales.

Paléo-paysage de Faya

Émirats arabes unis

Vestiges humains du Paléolithique au Néolithique.

Paysage culturel de Murujuga

Australie

Pétroglyphes et culture aborigène sur plus de 50 000 ans.

Tombes impériales des Xixia

Chine

Nécropole impériale de la dynastie Xixia.

Paysages militaires marathes

Inde

Forts des Marathes illustrant leur puissance militaire.

Sites mémoriels du Cambodge

Cambodge

Lieux liés aux répressions du régime khmer rouge.

Sites préhistoriques de la vallée de Khorramabad

Iran

Grottes illustrant l’évolution humaine.

Parc forestier de l’Institut de recherche forestière

Malaisie

Exemple précoce de reboisement tropical.

Pétroglyphes le long de la rivière Bangucheon

Corée du Sud

Gravures rupestres de 5000 av. J.-C. à 9e siècle.

Sites du patrimoine culturel du Khuttal

Tadjikistan

Vestiges d’un royaume médiéval sur les routes de la soie.

Yen Tu-Vinh Nghiem-Con Son, Kiep Bac

Viêt Nam

Sites liés au bouddhisme zen Truc Lam.

Mégalithes de Carnac

France

Structures néolithiques mégalithiques en Bretagne.

Châteaux du roi Louis II de Bavière

Allemagne

Châteaux de style romantique inspirés de contes et opéras.

Centres palatiaux minoens

Grèce

Vestiges de la civilisation minoenne en Crète.

Sardes et tumuli lydiens de Bin Tepe

Turquie

Ancienne capitale lydienne et ses nécropoles.

Peintures de la grotte de Shulgan-Tash

Russie

Peintures pariétales du Paléolithique supérieur.

Domus de janas

Italie

Sépultures hypogées préhistoriques en Sardaigne.

Route de Wixárika

Mexique

Itinéraire sacré des peuples autochtones Wixárika.

Port Royal

Jamaïque

Vestiges d’une ville coloniale submergée au XVIIe siècle.

Route transisthmique coloniale

Panama

Infrastructure de traversée du continent au temps colonial.

Mont Kumgang

Corée du Nord

Montagne sacrée et temples bouddhistes.

Complexe Gola-Tiwai

Sierra Leone

Forêt tropicale et biodiversité exceptionnelle.

Archipel des Bijagós

Guinée-Bissau

Écosystèmes côtiers riches et protégés.

Møns Klint

Danemark

Falaises de craie et formations glaciotectoniques.

Canyon de la rivière Peruaçu

Brésil

Paysages karstiques et biodiversité.

Parc Phong Nha–Ke Bang et Hin Nam No

Viêt Nam / Laos

Extension transfrontalière karstique.

Parc d’iSimangaliso – Parc national de Maputo

Mozambique / Afrique du Sud

Extension transfrontalière d’un parc humide.


Une grande responsabilité : faire vivre, protéger et valoriser ce patrimoine

La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, rappelle la portée universelle de la Convention du patrimoine mondial, ratifiée par 196 États parties. Elle souligne que « cette notoriété ne vient pas sans une grande responsabilité : celle de faire vivre, protéger et valoriser ce patrimoine exceptionnel ».


Les communautés locales mises de l’avant

Plusieurs candidatures retenues cette année ont été directement portées par des communautés locales, appuyées par les autorités nationales.

C’est notamment le cas pour les quatre nouveaux sites africains et pour les terres aborigènes de Murujuga en Australie. Ces inscriptions soulignent le rôle central des communautés dans la préservation du patrimoine vivant et spirituel.


L’Afrique à l’honneur

L’Afrique a occupé une place importante lors de cette session. Depuis 2020, l’UNESCO a mobilisé plus de 34 millions de dollars pour soutenir les efforts patrimoniaux du continent, incluant la formation d’experts et le financement de projets de sauvegarde.

« Faire de l’Afrique une priorité n’est pas un geste symbolique. C’est un engagement concret, de tous les jours et du temps long, porté par l’idée que le continent doit être reconnu à la hauteur de son importance historique, culturelle et naturelle », a déclaré Audrey Azoulay.

Cette année, la Guinée-Bissau et la Sierra Leone ont présenté leur première candidature. L’Afrique compte désormais 112 sites inscrits. De plus, le Comité a approuvé l’extension d’un site d’Afrique du Sud vers le Mozambique, créant un parc naturel transfrontalier de près de 4 000 km².


Des sites de mémoire et de préhistoire

L’édition 2025 marque aussi la reconnaissance croissante des sites de mémoire liés à des atrocités récentes. Le Comité a inscrit les Sites mémoriels du Cambodge, anciens centres de répression devenus lieux de paix et de réflexion.

Près d’un tiers des nouveaux sites inscrits cette année sont liés à la préhistoire, comme le Parc national des Cavernas do Peruaçu (Brésil), les Mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan (France) et les Pétroglyphes de la rivière Bangucheon (République de Corée).

Certains de ces lieux sont encore habités ou utilisés par des communautés autochtones, comme sur la Route des Huichols (Mexique).

La prochaine session du Comité se tiendra à l’été 2026 à Busan, en République de Corée.


Trois retraits de la Liste du patrimoine mondial en péril

Notons que le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCOa décidé mercredi de retirer trois sites de la « Liste du patrimoine mondial en péril », soit les Forêts humides de l’Atsinanana à Madagascar, l'ancienne ville de Ghadamès en Libye et Abou Mena en Égypte.

Le retrait de ces trois sites du continent africain découle d’importants efforts des États parties, avec le soutien de l'UNESCO, pour réduire considérablement les menaces pesant sur ces sites.


Retrait des États-Unis de l’UNESCO : la directrice générale réagit

L’UNESCO a exprimé son regret à la suite de l’annonce du retrait des États-Unis de l’organisation, qui prendra effet fin décembre 2026.

« Je regrette profondément la décision prise par le président Donald Trump », a déclaré la directrice générale Audrey Azoulay.

Elle souligne que l’organisation est préparée à cette décision et qu’aucun licenciement n’est envisagé. L’UNESCO entend poursuivre ses missions et maintenir le dialogue avec ses partenaires américains.


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