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Mercredi,  15 avril 2026   6:32
L’AAVQ veut sensibiliser les consommateurs: «Qui paye mal paye double!»
[Pexels : TheBooringLens / Kaboompics.com]

L'Association des agents de voyages du Québec (AAVQ) souhaite sensibiliser les consommateurs de voyages face à un stratagème frauduleux (malheureusement) encore trop répandu au Québec.

En entrevue avec PAX, le président de l’Association, Moscou Côté, rappelle que si une offre de voyage semble « trop belle pour être vraie », elle n’est probablement pas « vraie », justement !

Quant au voyageur croyant avoir déniché une telle aubaine, il risque, au contraire, de devoir payer son voyage deux fois, prévient M. Côté.


Le président de l'AAVQ, Moscou Côté.


Un cas type…

Une personne, appelons-la Marie, est contactée par un individu prétendant pouvoir lui obtenir un voyage à prix exceptionnel grâce à son contact travaillant supposément chez un voyagiste réputé.

Pour bénéficier de cette irrésistible aubaine, Marie est invitée à payer l’individu en argent comptant lors d’un rendez-vous, disons, chez Tim Hortons. Marie ignore cependant qu’en réalité, le paiement à l’agence de voyages sera fait avec une carte de crédit usurpée.

Marie voyagera bel et bien, certes. Et dans un premier temps, tout semblera aller pour le mieux…

Jusqu’à ce que le titulaire de la carte utilisée frauduleusement pour régler le voyage de Marie conteste le paiement – et que l’agence impliquée reçoive un chargeback (rétrofacturation) de la part du voyagiste.

Et voilà comment Marie devient la complice malgré elle d’un stratagème frauduleux !


Pas un cas isolé

Moscou Côté explique que cette situation n’est pas isolée : plusieurs cas similaires se sont retrouvés devant les tribunaux au fil des années. Un cas est monté jusqu’à la Cour d’appel et le voyageur a été blâmé pour sa négligence et son aveuglement volontaire.

Au bout de compte, le client a été condamné à rembourser le prix total du voyage à l’agence. Le montant s’est ajouté à celui que le voyageur avait déjà payé cash au fraudeur (entretemps disparu dans la brume). Adieu l’aubaine !

Le tribunal a résumé le tout par la formule : « Qui paye mal paye double » !


Quand c’est trop beau pour être vrai…

« Si tu n’as pas payé la bonne personne, c’est comme si tu n’avais pas payé ton voyage », résume quant à lui Moscou Côté, en se disant néanmoins compatissant envers ces voyageurs qui se retrouvent à la fois complices involontaires et victimes de fraudeurs.

Selon le président de l’AAVQ, les agences parviennent généralement à retrouver le voyageur et à se faire rembourser. « C’est juste très long, très laborieux, et somme toute, parfaitement inutile », commente-t-il.

Faire affaire avec une agence de voyages légitime permet d’éviter ce type de mésaventure, mentionne Moscou Côté, en appelant les consommateurs à se méfier des offres de voyage trop alléchantes, souvent frauduleuses.

L’AAVQ envisage de faire une campagne de sensibilisation sur le sujet, possiblement en collaboration avec des associations de consommateurs, peut-être même avec l’Office de la protection du consommateur (OPC).


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