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Samedi,  17 janvier 2026   15:10
6 questions à la nouvelle présidente de l’ACTA, Suzanne Acton-Gervais
La nouvelle présidente de l’ACTA, Suzanne Acton-Gervais, entourée de Marco Pozzobon, vice-président aux partenariats stratégiques et au développement des affaires, et Yacine Bimich, directeur, services aux membres bilingue, Québec. [Pax Global Media]


La nouvelle présidente de l’ACTA, Suzanne Acton-Gervais, est-elle satisfaite de l’influence actuelle de l’Association au Québec ? Estime-t-elle que le fait d’être bilingue, née et élevée à Montréal, peut contribuer à renforcer la présence de l’ACTA dans la province ? Quelles sont ses priorités pour les mois à venir ?

En marge du Sommet de l’industrie du voyage, PAX lui a posé ces questions… et quelques autres !




Quels sont, selon vous, les plus grands défis des agents de voyages québécois et canadiens actuellement ?

Notre industrie fait face à plusieurs défis importants : l’adaptation aux nouvelles technologies, des pressions réglementaires croissantes et la nécessité d’assurer la relève en rendant la profession attrayante pour la prochaine génération. À cela s’ajoute l’incertitude économique, notamment liée aux tarifs américains et à leurs impacts possibles sur l’économie canadienne.

Malgré ces obstacles, un constat demeure : les Québécois et les Canadiens veulent voyager. Le voyage reste une priorité. La demande est résiliente et les indicateurs montrent une dynamique positive qui devrait se poursuivre en 2026. Mon rôle est de m’assurer que l’ACTA accompagne ses membres dans cette transformation en demeurant agile, proactive et toujours à leur écoute.


Quelles actions concrètes l’ACTA met-elle en œuvre (ou prévoit-elle de mettre en œuvre) pour aider les agents à relever ces défis ?

Pour aider les conseillers à relever ces défis, l’ACTA agit sur plusieurs fronts.

Représentation et défense des intérêts : nous intervenons activement auprès des instances fédérales et provinciales pour faire valoir les besoins de nos membres, notamment sur les dossiers réglementaires, la protection du consommateur et les enjeux liés aux politiques de transporteurs et de fournisseurs.

Formation et développement professionnel : nous offrons des programmes de formation continue bilingues, adaptés aux nouvelles réalités du marché, incluant des modules sur la transformation numérique et les compétences d’avenir.

Relève et attractivité de la profession : nous travaillons à attirer et former la prochaine génération de conseillers, grâce à des initiatives de sensibilisation et des parcours de développement pour les nouveaux arrivants.

Ressources et soutien aux membres : ACTA met à disposition des guides pratiques, un centre de ressources en ligne, ainsi que des événements régionaux comme nos sommets, qui permettent aux conseillers de se former, d’échanger et de réseauter.

Ces actions s’inscrivent dans une volonté de soutenir concrètement nos membres face aux changements rapides qui transforment notre industrie.


Quelles sont vos principales priorités et vos principaux objectifs, en tant que présidente, pour la prochaine année ?

Ma priorité est de renforcer le rôle de l’ACTA comme la voix incontournable des conseillers en voyages au Canada et au Québec. Cela signifie défendre leurs intérêts auprès de l’industrie et leur fournir des outils concrets pour réussir dans un contexte en pleine évolution.

Je souhaite aussi mettre en valeur l’expertise des conseillers : leur service personnalisé, leur accompagnement et leur capacité à protéger les consommateurs dans un monde où voyager devient de plus en plus complexe. Cela se traduira par des campagnes de sensibilisation, une présence accrue dans les médias et une collaboration continue avec les partenaires.

Enfin, je veux contribuer à attirer la relève et à moderniser l’image de la profession, afin de garantir un avenir durable et dynamique pour notre industrie.


Quels éléments de la présidence de Wendy Paradis souhaitez-vous poursuivre ? Et quels éléments entendez-vous modifier ou personnaliser dans votre approche ?

Wendy Paradis a joué un rôle déterminant en consolidant la crédibilité et l’influence de l’ACTA dans l’industrie. Je souhaite poursuivre cet héritage, en continuant à défendre vigoureusement les intérêts de nos membres et à représenter leur voix à travers le pays.

Ma touche personnelle sera d’accentuer encore plus la proximité avec les membres, particulièrement au Québec, et de mettre davantage l’accent sur la relève, la transformation numérique et la valorisation de la profession comme un choix de carrière stimulant et porteur.


Comment évaluez-vous actuellement la présence et l’influence de l’ACTA au Québec ? Estimez-vous qu’il serait souhaitable de renforcer l’engagement de l’Association dans la province ?

L’ACTA a toujours été présente au Québec et continue de soutenir activement les agences et les conseillers de la province. Je suis fière de représenter leurs intérêts et de travailler à leurs côtés. Avec l’arrivée de Yacine Bimich, en tant que gestionnaire de l’adhésion, nous renforçons notre présence et notre capacité à accompagner nos membres francophones de façon plus ciblée.

Il est encore tôt pour mesurer précisément les retombées en termes d’adhésion, mais mon objectif est clair : consolider notre engagement au Québec et offrir des services adaptés aux besoins de la communauté. Je suis convaincue que, grâce à nos efforts conjoints, nous allons réussir à renforcer encore davantage notre influence et notre pertinence dans la province.


Est-ce que le fait d’avoir une présidente bilingue à sa tête peut aider à renforcer la présence de l’ACTA au Québec ?

Oui, certainement. En tant que présidente bilingue née et élevée à Montréal, je comprends les réalités linguistiques et culturelles du Québec, et je suis bien placée pour bâtir des ponts avec nos membres francophones.

Mon objectif est d’accroître l’adhésion au Québec et d’améliorer constamment la qualité des services que nous offrons. Mais au-delà de la langue, il est essentiel de préparer l’avenir de la profession : attirer la relève, développer les compétences et mettre en valeur le rôle unique des conseillers en voyages auprès du grand public. C’est un engagement que je prends personnellement.


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