Au point le plus bas, la Jordanie vise haut

25-02-2009 
Jordan Travel Mart 2009
Véronique Leduc
 
 
Il y a de l’action ces jours-ci au point le plus bas de la planète. Pendant que les touristes couvrent leur corps de boue thérapeutique et se laissent flotter sur la Mer Morte, la centaine de tours opérateurs et de journalistes de l’Amérique du Sud et du Nord assiste aux conférences, rencontre de futurs partenaires et visite les différents kiosques de la deuxième édition du Jordan Travel Mart.

 

Après un souper de bienvenue organisé dimanche soir, le salon a pris hier matin son erre d’aller. Ainsi, au King Hussein Bin Talal Convention Center de la Mer Morte, les journalistes et les tours opérateurs ont pu assister lundi à diverses conférences et profiter de rencontres avec des représentants d’hôtels jordaniens, des tours opérateurs du pays et des organisations en lien avec le tourisme.

Pour sa deuxième année, on estime qu’au total, le nombre d’invités et de représentants assistant à l’événement de trois jours a augmenté de 25% par rapport à la première année. 

 

 

Pour Malia Asfour, directrice du Jordan Tourism Board pour l’Amérique du Nord et originaire de la Jordanie, cette augmentation marquée de la participation représente un réel succès. « Nous croyons que la Jordanie offre une variété d’expériences uniques qui peuvent être très attirantes pour les touristes des Amériques. Le Jordan Travel Mart vise à aider les tours opérateurs à comprendre comment la Jordanie et ses produits peuvent être profitables pour leurs clients », explique t-elle en soulignant qu’au total, près de 1000 rendez-vous entre des tours opérateurs des Amériques et des représentants du pays sont prévus pendant l’événement.

Bien que le salon porte sur le tourisme jordanien en général, une attention spéciale est portée cette année au tourisme d’aventure proposé aux visiteurs via le désert du Wadi Rum, les eaux propices à la plongée de Aqaba, les cascades du Wadi Mujib et les canyons de la réserve de Dana.

Des Québécois en Jordanie

 

 

Rencontré sur les lieux de l’événement, Emad Turaby, gérant du département des groupes et des produits pour le voyagiste québécois Tours Cure-Vac, affirme avoir remarqué depuis quelques années une nette augmentation de l’intérêt québécois pour la Jordanie. Si Tours Cure-Vac propose depuis près de 20 ans l’Égypte, la Syrie, l’Israel, le Liban et la Jordanie, les demandes pour la région sont nettement plus nombreuses depuis deux ou trois ans, mais l’augmentation est encore plus marquée pour la Jordanie. « Avant, pour 10 demandes pour l’Égypte, je recevais une seule demande pour la Jordanie. Depuis 2007, je dirais que le ratio est plutôt de 10 pour six », a-t-il expliqué à ExpressVoyage. Selon lui, cette hausse s’explique par le vol direct Montréal-Amman lancé par Royal Jordanian Airlines en 2007, par un effort évident de marketing en Amérique du Nord, par une augmentation du nombre d’hôtels au pays et par une amélioration de l’infrastructure jordanienne.

 

 

Si les gens vont en Jordanie surtout pour les nombreux sites archéologiques d’intérêt (Pétra, Jerash, Ajlun, Madaba, Béthanie, Mont Nébo, Kérak, etc), Emad Turaby remarque une demande de plus en plus grande pour ses tours religieux, pour les séjours médicaux et thérapeutiques et pour les voyages d’aventure. Très populaire chez Tours Cure-Vac, le séjour Égypte-Jordanie est aussi en grande demande.

Quand on lui demande s’il remarque une crainte chez les voyageurs qui souhaitent se rendre dans cette région du monde, Emad Turaby affirme qu’il croit que les touristes font la différence entre la situation des différents pays du Moyen-Orient et qu’ils sont souvent désireux de découvrir de nouvelles choses. « Normalement, les gens n’ont pas peur. La preuve? J’ai déjà pour 2009 12 demandes de groupe pour la Jordanie! C’est de toute façon ce qu’il faut démontrer aux gens :  ce pays est sécuritaire! » affirme t-il avant de courir à son premier rendez-vous de la journée.

Notre journaliste a été invitée par le Jordan Travel Mart.